Après plusieurs heures de débats, le Tribunal de première instance (TPI) de Mafanco a rendu son verdict, ce lundi 20 avril 2026, dans l’affaire opposant l’artiste Mariama Bah, alias Yama Sega, et l’influenceuse Mariama Kaba, dite Maya la Solution.
Dans sa décision, le tribunal a d’abord déclaré les deux prévenues non coupables de menace : « Mariama Kaba, dite Maya la Solution, et Mariama Bah sont non coupables et les relaxe pour fins de la poursuite en ce qui concerne les faits qualifiés de menaces ».
En revanche, la juridiction les a reconnues coupables de plusieurs infractions liées à l’utilisation des réseaux sociaux et des moyens informatiques. Elles ont été déclarées responsables des faits qualifiés de : « production, diffusion et mise à disposition de données de nature à troubler l’ordre public, la sécurité publique ou à porter atteinte à la dignité humaine par le biais d’un système informatique ».
Les deux prévenues ont également été reconnues coupables des : « expressions outrageantes, termes de mépris par le biais d’un système informatique ainsi que d’avoir tenu des allégations ou imputations de faits portant atteinte à l’honneur ou à l’intégrité de la personne ou de la collectivité à laquelle le fait est imputé ».
Pour la répression, le tribunal a condamné Mariama Kaba, alias Maya la Solution, et Mariama Bah, alias Yama Sega, à « deux ans d’emprisonnement et à quarante (40) millions de francs guinéens d’amende chacune ».
Le ministère public avait, pour sa part, requis une amende de 30 000 000 GNF pour chacune des prévenues.
La juridiction a toutefois précisé « qu’il sera sursis à l’exécution de cette peine dans les conditions prévues par l’article 135 du Code pénal ».
À titre de peine complémentaire, le tribunal a ordonné : « avec exécution provisoire, l’interdiction faite aux deux condamnées de toute publication par le biais d’un système informatique pendant deux ans, à l’exception des contenus strictement liés à leur activité professionnelle ».
Ce jugement marque l’issue judiciaire de cette affaire très suivie sur les réseaux sociaux, opposant les deux femmes autour d’échanges jugés injurieux et attentatoires à la dignité humaine.
Par ailleurs, le débat reste ouvert sur la question des 3 000 000 000 GNF évoqués par les prévenues, un sujet qui n’a pas été abordé au cours de ce procès.
YHK














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