Le journal Horoya, symbole de la souveraineté retrouvée de la Guinée le 2 octobre 1958, célèbre cette année son 65ème anniversaire. Créé le 18 avril 1958, son nom – qui signifie liberté dans plusieurs langues nationales – incarne l’idéal commun autour duquel se sont mobilisées les masses laborieuses dans la lutte pour l’indépendance.
Mais depuis plus de trois décennies, l’organe connaît une lenteur persistante dans sa marche quotidienne. Sa relance demeure un défi majeur, partagé par l’ensemble des acteurs : gouvernants, gouvernés et professionnels des médias.
Horoya n’est pas un simple journal. Ses archives figurent dans les collections de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) à Addis-Abeba, notamment les éditions de 1964, 1965 et 1966. À travers elles, la Guinée voulait démontrer que l’Afrique pouvait se prendre en charge sur tous les plans.
La rédaction, le service commercial, le marketing, la gestion du personnel, ainsi que les services rattachés comme Akbar et la presse rurale, sont appelés à retrousser les manches pour redonner visibilité et dynamisme à ce média historique. Les gouvernants, eux, ont l’obligation morale de poursuivre l’œuvre des devanciers qui avaient lancé des titres emblématiques tels que Les phares de Guinée, Les coups de Bambou, Le réveil et Liberté, avant de donner naissance à Horoya.
Dans un paysage médiatique marqué par la pluralité des réseaux d’information, les journalistes doivent rester fidèles à leur mission : se qualifier davantage, prendre en compte les préoccupations des citoyens de la Guinée profonde et défendre la ligne éditoriale des médias d’État.
Alors que la France continue de préserver des titres historiques comme Le Monde, Le Figaro ou Le Canard enchaîné, la Guinée est appelée à redonner souffle à Horoya, véritable témoin de son histoire et de sa liberté.
Joyeux 65ème anniversaire au journal Horoya, mémoire vivante de la nation guinéenne.
Sékou Bantoun Fofana
















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