À l’issue des élections du 31 mai, le Collectif des présidents des bureaux de vote du Grand Conakry a présenté un rapport de sept pages proposant quinze mesures pour améliorer l’organisation des futurs scrutins. La cérémonie de remise, qui s’est tenue mercredi 30 septembre 2026, a également été l’occasion de distinguer deux responsables impliqués dans le processus électoral.
Le Collectif des présidents des bureaux de vote du Grand Conakry entend apporter sa contribution à l’amélioration du système électoral guinéen.
Le document, destiné à la Direction générale des Élections (DGE), a été remis à son directeur général adjoint, Georges Abraham Sorry, qui a également reçu un satisfecit en reconnaissance de son implication dans le processus électoral. La ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Djenabou Touré, également distinguée, était absente. Son satisfecit lui sera transmis ultérieurement.
À travers cette initiative, les responsables du collectif souhaitent mettre à profit les enseignements tirés du scrutin, en identifiant les acquis à consolider et les insuffisances à corriger pour les prochaines consultations électorales.
Prenant la parole au nom de la délégation, Bobo Baldé, porte-parole du collectif, a salué les efforts déployés par les différentes institutions impliquées dans l’organisation du scrutin. Il a notamment mis en avant la mobilisation des ressources nationales et la participation des acteurs locaux, qu’il considère comme des acquis importants.
Le porte-parole a également souligné le climat relativement apaisé dans lequel se sont déroulées les opérations électorales, malgré quelques difficultés enregistrées sur le terrain. Il a, par ailleurs, mis en évidence la coordination entre la Direction générale des Élections, le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, la Haute Autorité de la communication et les services de sécurité.
La contribution des médias à la sensibilisation des citoyens a également été évoquée parmi les facteurs ayant accompagné le déroulement du scrutin.
Au-delà de ce bilan, le rapport met surtout l’accent sur les améliorations à apporter. Parmi les quinze recommandations figurent le renforcement régulier des capacités des anciens présidents et membres des bureaux de vote, l’amélioration de leur maîtrise des procédures électorales et une meilleure gestion du temps pendant les opérations de vote.
Le collectif préconise également la mise en place d’un cadre permanent de concertation entre les différentes parties prenantes du processus électoral. Il propose, en outre, la création d’une commission ad hoc chargée d’élaborer un document stratégique tenant davantage compte des réalités guinéennes.
Recevant le rapport, le directeur général adjoint de la DGE, Georges Abraham Sorry, a salué la démarche, qu’il considère comme une contribution à l’évaluation du travail accompli sur le terrain.
Selon lui, les observations des présidents des bureaux de vote constituent une source d’information importante pour mesurer les résultats des efforts engagés et identifier les aspects nécessitant des ajustements.
Il a particulièrement insisté sur la formation continue des agents électoraux et la nécessité de préserver les compétences acquises lors des précédents scrutins. À ce titre, il a évoqué la mise en place d’une plateforme numérique permettant aux citoyens de s’inscrire volontairement pour participer aux opérations électorales.
Cette initiative vise, à terme, à constituer un registre national des personnes ayant déjà travaillé dans les bureaux de vote. Elle devrait faciliter la mobilisation des agents expérimentés et favoriser leur formation avant les prochaines échéances.
Georges Abraham Sorry a également rappelé l’existence d’une plateforme de formation en ligne développée avec l’appui du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), destinée à renforcer les connaissances des acteurs électoraux.
Pour le responsable de la DGE, la conservation et la transmission de l’expérience des agents constituent des enjeux importants pour la continuité des compétences au sein du dispositif électoral. Il a ainsi souligné que les recommandations formulées par le collectif pourraient contribuer à améliorer les prochaines opérations et à renforcer les capacités nationales en matière d’organisation des élections.
Thierno Kalifatou Doumbouya
















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