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Les ambitions sanitaires de l’ANAIM : Modernisation de l’hôpital et nouveaux services

Échanges avec M. Bachir DIALLO, directeur général adjoint de l’ANAIM

L’Agence Nationale d’Aménagement des Infrastructures Minières (ANAIM) entend renforcer la place de l’Hôpital ANAIM de Kamsar dans le système sanitaire guinéen. La modernisation des équipements, le développement des spécialités et l’amélioration de l’accès aux soins figurent parmi ses priorités.
Centre de dialyse en construction, projet de centre de cathétérisme, Centre de santé amélioré de Filima : ces investissements et projets traduisent l’ambition de l’Agence de renforcer durablement l’offre de soins dans la région de Boké.

Dans ses échanges avec Horoya, M. Bachir DIALLO, directeur général adjoint de l’ANAIM et président du comité de gestion de l’Hôpital ANAIM de Kamsar, présente les orientations de la direction générale et les perspectives de l’établissement.

Quelle place la santé occupe-t-elle dans la vision stratégique de la direction générale de l’ANAIM ?

M. Bachir DIALLO rappelle que l’ANAIM est l’Agence Nationale d’Aménagement des Infrastructures Minières. Au-delà de sa mission liée aux infrastructures minières, il souligne la place de la santé dans sa politique de responsabilité sociétale et environnementale. L’Hôpital ANAIM de Kamsar constitue, selon lui, un instrument essentiel de cette politique. Il assure la prise en charge des travailleurs et contribue à l’accès aux soins pour les populations de Kamsar, de la région de Boké et des localités environnantes.

Le directeur général adjoint décrit ainsi un double objectif : répondre aux besoins sanitaires des employés de l’ANAIM et participer à l’amélioration des conditions de vie des communautés présentes dans sa zone d’implantation.

Quelle orientation guide la modernisation de l’Hôpital ANAIM de Kamsar ?

M. Bachir DIALLO rappelle la notoriété dont bénéficiait l’établissement et estime qu’il a progressivement perdu une partie de cette position. La direction générale entend lui redonner sa place dans la pyramide sanitaire nationale.
Cette ambition se traduit par un programme de modernisation et de renforcement des capacités. Il s’agit de permettre à l’hôpital de répondre aux besoins des travailleurs et de la population, tout en consolidant son rôle de structure de référence.

Comment les investissements sanitaires contribuent-ils au développement économique et social ?

Le directeur général adjoint insiste sur la complémentarité entre des professionnels qualifiés et un plateau technique adapté. L’acquisition d’équipements doit permettre aux équipes médicales de proposer des prestations plus diversifiées et d’améliorer la prise en charge.
Il indique que d’autres acquisitions et le développement de nouvelles spécialités sont prévus. Ces efforts s’adressent aux travailleurs, mais aussi à une patientèle venant de la région de Boké et d’autres localités, au-delà des seuls employés de l’ANAIM et de la CBG.
M. Bachir DIALLO inscrit ces investissements dans la responsabilité sociétale de l’Agence. La santé constitue, à ses yeux, une contribution directe à l’amélioration des conditions de vie et de travail dans les zones où elle est implantée.

Quelles sont les ambitions en matière de spécialisation et de rayonnement ?

Le directeur général adjoint souhaite que l’Hôpital ANAIM de Kamsar retrouve le rôle de référence qu’il occupait dans les années 1980, en Guinée et dans une partie de la sous-région. Il présente le développement des spécialités comme l’un des moyens d’y parvenir.
Il annonce notamment un projet de centre de cathétérisme. Il évoque également le centre de dialyse en construction, dont il situe le taux d’exécution à environ 90 % au moment de l’entretien.
Selon lui, la mise en service de ce centre doit offrir une prise en charge de proximité aux patients concernés et réduire certaines évacuations liées aux maladies rénales. Ces projets s’inscrivent dans une volonté de renforcer progressivement les capacités de l’établissement.
M. Bachir DIALLO rattache également cette ambition aux orientations du programme Simandou 2040, notamment dans les domaines de la santé et de l’éducation. Il souhaite que l’ANAIM contribue à ces objectifs à travers son dispositif sanitaire.

Quels engagements l’ANAIM prend-elle pour améliorer les conditions sanitaires des populations ?

Le directeur général adjoint souligne que les responsabilités de l’Agence dépassent la seule prise en charge de ses employés. Elles concernent également les populations des zones où elle intervient, en particulier Kamsar.
Il met en relation l’augmentation de la population et la sollicitation croissante de l’Hôpital ANAIM. Selon lui, l’établissement avait été conçu à l’origine pour répondre aux besoins d’une population de moins de 20 000 habitants, alors que la ville s’est depuis fortement développée.
Le Centre de santé amélioré de Filima, en construction à l’entrée de Kamsar, doit contribuer à renforcer l’offre locale et à rapprocher les soins des communautés. M. Bachir DIALLO le présente comme un complément de l’Hôpital ANAIM, susceptible d’accueillir une partie des prestations nécessaires aux populations.
Selon le directeur général adjoint, les travaux du Centre de santé amélioré de Filima affichaient un taux d’avancement supérieur à 90 % au moment de l’entretien. Il évoquait une inauguration prochaine. Le centre était donc encore présenté comme un projet en cours de réalisation, et non comme un établissement déjà ouvert aux patients.

Quel appel adressez-vous à la population pour préserver les infrastructures ?

M. Bachir DIALLO appelle à une responsabilité partagée dans la préservation des bâtiments et des équipements. Il estime que les bénéficiaires doivent être associés à cette démarche par un travail d’information et de sensibilisation.
Les employés, la direction et les médias ont, selon lui, un rôle à jouer pour faire comprendre l’importance de l’entretien et du respect de ces infrastructures. Il exprime sa confiance dans la capacité des populations de Kamsar à préserver ce patrimoine sanitaire et à contribuer à sa pérennité.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Bangoura

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