La capitale guinéenne accueille, du 22 au 24 juin, une rencontre de haut niveau consacrée à l’évaluation du cadre juridique national en matière de lutte contre le trafic de stupéfiants et d’armes par voie maritime.
L’événement est organisé par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), via son Programme mondial de lutte contre la criminalité maritime, avec l’appui financier de l’Union européenne dans le cadre du projet Safe Seas for Africa.
Cette rencontre fait suite à un audit mené en octobre 2025 et vise à proposer des réformes législatives adaptées pour combler les vides juridiques et garantir une répression pénale efficace des infractions commises dans l’espace maritime guinéen.
Une vingtaine d’acteurs stratégiques prennent part aux travaux, parmi lesquels des représentants des agences nationales impliquées dans l’audit, des juristes et des responsables institutionnels.
Au nom de l’Union européenne, Paulo Barroso Simões, chef de section Politique, Presse et Information, a insisté sur la nécessité d’aligner l’action opérationnelle sur la rigueur du droit : « Une intervention en mer ne doit pas s’arrêter à l’interception, mais se prolonger dans une enquête solide, une qualification juridique claire et, lorsque les conditions sont réunies, une poursuite effective. »
De son côté, Hassanatou Diallo, conseillère juridique du Centre national de surveillance et de police des Pêches, a souligné l’importance de la coopération interinstitutionnelle pour assurer la sécurité maritime et protéger les ressources halieutiques.
Présidant la cérémonie d’ouverture, le préfet maritime, capitaine de vaisseau Amadou Sow, a rappelé la vulnérabilité des frontières maritimes face aux réseaux criminels et plaidé pour un dispositif juridique robuste. Il a également rendu hommage au président Mamadi Doumbouya pour son engagement en faveur de la souveraineté maritime.
Les participants ont réaffirmé leur volonté de formuler des propositions concrètes et applicables afin de renforcer durablement la lutte contre les trafics illicites en mer.
Sékouba Kourouma

















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