Une plénière s’est tenue ce samedi 24 octobre 2026, sous la présidence du Dr Dansa Kourouma, président de l’Assemblée nationale. Cette rencontre était consacrée à l’examen du projet de loi de finances rectificative (LFR) pour l’exercice 2026.
À cette occasion, la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget a tout d’abord présenté les grands axes de la rectification budgétaire. Selon elle, « ce projet de loi vise à ajuster les prévisions initialement retenues dans la loi de finances pour l’exercice 2026, afin de tenir compte des évolutions intervenues dans le contexte économique, social et financier, tant au niveau national qu’au niveau international. Il porte également les nouvelles priorités du gouvernement, en cohérence avec la poursuite de la dynamique engagée sous l’impulsion du président de la République, Mamadi Doumbouya, et mise en œuvre par le Premier ministre, chef du gouvernement ».
Pour Mariama Ciré Sylla, le budget doit avoir un impact direct sur la vie des populations. C’est pourquoi, a-t-elle expliqué, « cette ambition nous impose le devoir de faire en sorte que les richesses de notre sol et le fruit du travail des Guinéennes et des Guinéens se traduisent en écoles, en centres de santé et en infrastructures utiles, mais aussi en emplois et en perspectives pour notre jeunesse. C’est à cette exigence de résultats tangibles que répond notre action ».
La ministre a enfin rappelé que « la loi de finances initiale 2026 a introduit des innovations qui traduisent notre ambition de rapprocher l’État des citoyens et de faire du budget un instrument de transformation concrète de leur quotidien ».
Pour sa part, le Dr Dansa Kourouma a souligné que la responsabilité des institutions se mesure moins à l’ampleur des ambitions proclamées qu’à leur capacité à les traduire en transformations concrètes et durables.
« Notre pays s’est engagé dans une dynamique de transformation économique et financière incarnée par le programme Simandou 2040. Ce cadre stratégique de développement à long terme, décliné dans la loi-plan 2026-2040 et la loi-programme 2026-2030, vise à valoriser durablement nos potentialités nationales, à accélérer la modernisation de l’économie, à renforcer les infrastructures structurantes et à promouvoir une croissance inclusive au service de l’amélioration des conditions de vie de notre population », a précisé le président du Parlement.
Le Dr Dansa Kourouma a également insisté sur l’impact humain qui doit guider l’action publique : « Cette ambition est légitime, elle est nécessaire, mais elle impose à toutes les institutions de la République une exigence de cohérence entre les objectifs annoncés, les ressources mobilisées et les résultats attendus. Car, derrière les orientations économiques, les choix budgétaires et les ambitions de développement, il y a d’abord des femmes et des hommes, des visages, des espoirs et des attentes légitimes. Il y a les femmes maraîchères et commerçantes dont le labeur au quotidien nourrit les familles et fait vivre les communautés ; les cultivateurs qui attendent de la terre et du travail les moyens d’améliorer leurs rendements et d’écouler leurs productions ; les éleveurs qui aspirent à de meilleures conditions pour développer leurs activités ; les femmes qui attendent de l’État des structures sanitaires dignes de ce nom ; les jeunes qui attendent une formation adaptée, des possibilités d’emploi et des raisons de croire en leur avenir ; et les citoyens qui attendent des pouvoirs publics des réponses concrètes à leurs préoccupations exprimées au quotidien », a-t-il expliqué.
Le président de l’Assemblée nationale a conclu en lançant un appel à la diligence dans l’exécution des dépenses publiques : « Nous exhortons, en conséquence, les départements ministériels, les services financiers et l’ensemble des acteurs de la chaîne de la dépense publique à faire preuve de rigueur, d’anticipation et de diligence afin de lever les obstacles au décaissement des crédits. Car, au-delà des autorisations budgétaires, c’est la réalisation effective des projets et la satisfaction des attentes de nos populations qui doivent demeurer notre priorité ».
Naby Moussa Soumah

















Leave a Reply