Advertisement

Judo : un stage de formation des formateurs de niveau 1 pour préparer la relève guinéenne

Sur les tatamis de Commandaya, à Conakry, une vingtaine d’entraîneurs d’élite se perfectionnent. Sous l’égide de la Solidarité olympique, la capitale guinéenne vibre au rythme du judo de haut niveau.

Du 20 au 28 octobre 2026, la Fédération guinéenne de judo, dirigée par Maître Abdoulaye Balipily Diallo (6e dan), organise un stage technique de niveau 1 destiné à former les entraîneurs du pays. Immersion au cœur de la première journée à Commandaya, entre perfectionnement technique, fluidité des mouvements et stratégies de combat.

À l’ouverture de ce stage de formation des formateurs, le mardi 20 octobre 2026, l’expert français de la Solidarité olympique, Hassene Ikhlef, ceinture noire 7e dan, a entamé la séance par des exercices d’échauffement, dirigés par Maître Mamadou Aliou Keïta, directeur du stage.

Une formation axée sur la technique et la stratégie

Phase d’apprentissage technique : le formateur a scindé le groupe en deux sous-groupes afin de travailler le positionnement optimal dans l’exécution des mouvements. L’accent a été mis sur la fluidité des gestes et l’économie d’énergie, à travers des exercices organisés en séquences d’une minute, sans recours excessif à la force physique.

Techniques de compétition : la dernière partie de la journée a été consacrée aux stratégies de combat, avec des exercices d’appuis, des déplacements sur le tatami et une initiation à l’analyse statistique, afin de mieux appréhender les adversaires en compétition.

Expert international de la Fédération internationale de judo (IJF), ancien directeur du Centre international de judo africain de Rabat et consultant en management du sport, le Français Hassène Ikhlef nourrit plusieurs ambitions pour ce stage de perfectionnement des entraîneurs. Sa vision repose notamment sur la structuration de l’encadrement, l’amélioration des méthodes pédagogiques et le développement d’une véritable culture du haut niveau.

Renforcer les compétences pédagogiques et méthodologiques

Pour Hassène Ikhlef, un entraîneur ne doit pas seulement disposer d’un solide bagage technique. Il doit également acquérir une véritable philosophie de l’enseignement. Son ambition est d’améliorer la transmission des connaissances en renforçant les capacités d’animation, la planification des entraînements et le suivi psychologique des athlètes évoluant vers le haut niveau.

De son côté, Thierno Hamdiata Sow, secrétaire général de la Fédération guinéenne de judo, met l’accent sur la structuration institutionnelle, le développement des partenariats et la pérennisation des performances de haut niveau.

Selon lui, la formation des entraîneurs constitue un levier fondamental pour sortir le judo national d’une gestion artisanale. L’objectif est de passer d’une pratique informelle à un modèle structuré, tout en offrant de meilleures conditions de travail aux encadrants et aux judokas.

Cette évolution passe également par l’harmonisation des certifications, afin que les diplômes délivrés soient reconnus à l’échelle internationale par l’IJF.

« Déjà, plusieurs compétitions sont prévues cette année, y compris les Jeux Olympiques de la Jeunesse en novembre et les Jeux olympiques de LA28 (Los Angeles 2028). Donc, nous souhaiterons avoir des performances, mais aussi des résultats. Mais cela ne serait pas possible si l’on n’a pas un coach formé et performant », souligne-t-il.

Un engagement pour la relève du judo guinéen

En tant que porte-parole des stagiaires, le directeur du stage entend également saluer l’opportunité offerte aux encadrants locaux de bénéficier d’une formation dispensée par un expert international.

Il déclare : « Au nom de l’ensemble des stagiaires, je tiens à remercier chaleureusement la Fédération et l’expert Hassène Ikhlef. Pour nous coachs stagiaires, ce stage bouscule nos habitudes de manière très positive. Donc, en tant que directeur de stage, il est de notre responsabilité collective à la sortie de ce stage de formation des formateurs, sue nous nous mettons à faire restitution dans nos différents clubs respectifs. Notre engagement est clair : transformer chaque dojo guinéen en une école de rigueur et d’excellence pour que la relève de notre judo national soit solidement encadrée. »

Maïmouna Fria Bangoura

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *