La Fédération Nationale d’E-sport de Guinée (FNEG) a officiellement lancé la 2ème édition de « E-sports Champions Guinée » au chapiteau du palais du Peuple de Conakry. Autrefois centré sur le football virtuel sous le nom de FIFA Champions Guinée, l’événement a évolué pour devenir une véritable compétition multisports électroniques. Réunissant la jeunesse connectée autour de titres phares tels que « EA Sports FC », « eFootball » et « Mortal Kombat », ce tournoi est désormais le rendez-vous majeur pour promouvoir le gaming national et détecter les talents de demain.

Pour cette édition, qui se déroule les 3 et 4 juillet 2026, ce sont 52 joueurs issus des différentes régions administratives de la République de Guinée qui s’affrontent pour le titre national.
La cérémonie d’ouverture s’est tenue en présence du premier ministre, chef du gouvernement, Amadou Oury Bah, de plusieurs membres du gouvernement et de figures de l’écosystème numérique.
Dans son allocution, le président de la Fédération national d’Esports de Guinée (FNEG), Mamadou Malian Thiam, a tenu à redéfinir la discipline : « L’e-sport est la pratique compétitive du jeu vidéo dans un cadre structuré, réglementé et officiel. C’est ce qui le différencie du simple divertissement à la maison. C’est un secteur qui permet de bâtir une véritable carrière et de vivre de sa passion. »
Il a également souligné l’ampleur mondiale du phénomène, rappelant que l’industrie du jeu vidéo a largement dépassé celle du cinéma : « L’e-sport capte l’intérêt de la jeunesse guinéenne. C’est un secteur en phase avec notre époque, intimement lié au développement de l’intelligence artificielle, du numérique et de la digitalisation. Notre rôle est de permettre à cette jeunesse de s’insérer dans ces nouveaux métiers, qu’ils soient directs ou indirects. »
Interrogé sur les nouveautés de cette année, le président de la FNEG a mis en avant une dynamique plus inclusive et pluridisciplinaire : « Lors de la première édition, nous n’avions qu’une seule discipline. Cette fois-ci, nous en avons trois, et nous avons organisé des phases qualificatives dans toutes les régions administratives, de Nzérékoré à Kankan, jusqu’à Conakry. L’e-sport n’est pas qu’une affaire de la capitale. De plus, nous mettons un point d’honneur sur l’inclusivité avec une forte participation des femmes et des personnes à mobilité réduite. »
C’est pourquoi, M. Thiam a lancé un appel au secteur privé pour soutenir l’élan initié par l’État : « À l’image des multinationales qui s’impliquent à l’étranger, nos entreprises locales doivent financer les infrastructures et les compétitions. C’est le seul moyen de rivaliser avec les nations d’Afrique du Nord et de la sous-région, qui ont une longueur d’avance sur nous. »
Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mamadou Cellou Baldé, a exprimé sa fierté face à cette initiative : « Cet événement prouve que la Guinée a sa place dans l’univers de l’e-sport mondial. Votre passion a de la valeur, votre talent compte, et l’État vous soutient. L’e-sport est une école de vie numérique et un vecteur d’emploi. »
Le ministre a réaffirmé la volonté des autorités de structurer le secteur, sous l’impulsion de la vision du Chef de l’État, Mamadi Doumbouya : « Nous nous engageons à soutenir pleinement la FNEG à travers la construction d’installations adaptées et l’intégration de la discipline dans la future Politique Nationale de l’E-sport. Nous accompagnons la fédération dans ses ambitions continentales et mondiales afin que nos joueurs portent haut le drapeau guinéen sur les scènes internationales, notamment aux Jeux Africains. »
M. Baldé a également rappelé sa volonté, exprimée dès sa prise de fonction en février 2026, de diversifier le soutien aux sports en Guinée. Si le football reste roi, la dynamique actuelle profite à toutes les disciplines, citant les récentes performances des handballeuses guinéennes, le champion de MMA Gassama Diaby, le footballeur, Sérhou Guirassy, la fédération de Sambo, ou encore les tournois internationaux de tennis à Kamsar et de tennis de table à Conakry.
Présidant la cérémonie, le premier ministre et chef du gouvernement, Amadou Oury Bah, a salué le travail de la FNEG pour cette organisation rigoureuse et son effort de décentralisation à travers les huit régions du pays.
Dans son intervention, le premier ministre a mis l’accent sur le changement de paradigme nécessaire, car, tenir une manette ne doit plus être perçu comme un simple passe-temps, mais comme un véritable métier d’avenir.
C’est dans cette optique qu’il réitéré l’engagement total du gouvernement à accompagner la FNEG pour propulser la Guinée sur les podiums sous-régionaux, continentaux et mondiaux, tout en félicitant la forte représentativité des jeunes filles dans cette compétition.
Sékouba Kourouma

















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