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Élections régionales et sénatoriales : l’ONASUR-E en ordre de bataille pour former ses équipes

À l’approche des élections régionales et sénatoriales, prévues respectivement les 29 novembre et 20 décembre, l’Observatoire national pour la surveillance et la régularité des élections (ONASUR-E) a organisé, ce mercredi 28 octobre 2026, un atelier de formation destiné à ses superviseurs. L’objectif est de renforcer les capacités des acteurs chargés du suivi électoral afin d’adapter leurs méthodes de contrôle à ces scrutins au suffrage indirect et de garantir leur transparence.

Selon le président de l’ONASUR-E, Dr Sékou Koureissy Condé, cette initiative s’inscrit dans le cadre des quatrième et cinquième grandes consultations électorales de la Ve République, organisées conformément à la Constitution et au Code électoral de 2025.

« Contrairement aux scrutins précédents, qui se sont déroulés dans un climat relativement apaisé grâce à la vision de paix électorale du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, ces élections présentent un caractère inédit et revêtent une importance particulière pour la démocratie locale », a-t-il déclaré.
Pour le président de l’ONASUR-E, les élections régionales constituent le socle de la démocratie de proximité et de l’État de droit à la base. Elles traduisent non pas un retrait de l’État, mais un transfert de certaines responsabilités vers des instances représentatives locales.

« Ces élections sénatoriales et régionales, une première dans l’histoire politique de la Guinée, sont étroitement liées aux préoccupations quotidiennes des citoyens. Les réalités sanitaires, économiques, sociales, culturelles ou encore artistiques des différentes collectivités seront mieux prises en compte grâce à une représentation territoriale renforcée », a-t-il souligné.
Afin d’assurer le bon déroulement de ces échéances électorales, l’ONASUR-E met l’accent sur la formation de ses observateurs nationaux et internationaux. Selon ses responsables, cette démarche vise à garantir la transparence des opérations électorales ainsi que la crédibilité des résultats.
Interrogé sur le sentiment d’exclusion que pourrait susciter le caractère indirect de ces scrutins, Michel Jeannette Tolno, chargé de la formation au sein de l’institution, a tenu à rassurer l’opinion publique.

« Le citoyen guinéen est pleinement concerné par ces deux élections. Le corps électoral est composé de conseillers communaux élus directement par la population. Ce mécanisme traduit une relation de confiance entre les citoyens et leurs représentants locaux », a-t-il expliqué.
Il a également rappelé que la période de campagne permettra aux candidats d’échanger avec les populations et les grands électeurs, consolidant ainsi la dynamique démocratique.

Des modules axés sur les aspects juridiques et techniques
Le programme de renforcement des capacités combine des enseignements théoriques et pratiques portant, entre autres, sur la surveillance et le contrôle de la régularité des opérations électorales, le cadre juridique et constitutionnel des élections régionales et sénatoriales, ainsi que les procédures de recours et d’arbitrage.

Intervenant sur les aspects légaux, Ousmane Diaby, premier rapporteur de l’institution, a rappelé les dispositions constitutionnelles et réglementaires encadrant l’organisation des élections régionales ainsi que la désignation des sénateurs.

En somme, les formateurs ont insisté sur la nécessité d’une parfaite maîtrise des règles électorales afin de garantir la crédibilité et la sérénité du processus.
Cette initiative s’inscrit dans un effort plus large d’appropriation des réformes institutionnelles et de sensibilisation des différents acteurs appelés à jouer un rôle dans la gouvernance locale et nationale.

Morgan

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