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Économie : un pacte de 3 milliards de dollars avec la Banque mondiale

C’est un tournant gé économique majeur pour la Guinée. Réunis ce lundi 5 octobre dans la capitale guinéenne, le Gouvernement et le Groupe de la Banque mondiale ont officialisé une alliance stratégique d’une ampleur sans précédent. À travers le nouveau Cadre de Partenariat Pays (CPP) 2027-2033, ce sont plus de 3 milliards de dollars qui seront mobilisés sur les sept prochaines années pour refaçonner durablement le paysage économique national.
​Ce paraphe intervient à une date hautement symbolique, alors que le pays entre de plain-pied dans l’ère de la production et des premières exportations de fer issues du géant minier de Simandou.

​Rompre la malédiction des matières premières

​Le défi est immense : éviter le piège de la monoculture minière pour bâtir une économie diversifiée, résiliente et pourvoyeuse d’emplois. En parfaite synergie avec le plan national « Simandou 2040 », l’exécutif guinéen et l’institution de Bretton Woods entendent faire du corridor minier un tremplin pour le développement de tout le territoire.
​Pour la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, l’heure est aux résultats tangibles :​« La réussite de ce partenariat ne se mesurera pas au nombre de projets approuvés ni au volume des financements mobilisés, mais à ce qui changera concrètement dans la vie des Guinéens. »
​Dans le détail, l’enveloppe globale combine 2,1 milliards de dollars apportés par le Groupe de la Banque mondiale, complétés par près d’un milliard de dollars mobilisés via l’Association internationale de développement (IDA) et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA).

​Une stratégie axée sur quatre piliers et des retombées mesurables

​Structuré autour de quatre axes cardinaux la gouvernance financière, le capital humain, les infrastructures énergétiques et logistiques, ainsi que l’essor du secteur privé , le CPP déploie des objectifs chiffrés ambitieux.
Plus de 650 000 élèves verront leurs conditions d’apprentissage améliorées. En parallèle, le programme CIRA ciblera 2 millions de jeunes pour arrimer la formation professionnelle aux besoins réels des secteurs d’avenir (agro-industrie, transition énergétique, numérique).
​ Près de 4 millions de citoyens bénéficieront d’un accès élargi aux soins de santé primaires et à des services nutritionnels renforcés.
​Le projet PEDAG 2 s’attachera à générer 66 000 emplois tout en soutenant activement plus de 250 000 ménages agricoles.

​Prenant la parole à Conakry, Ousmane Diagana, vice-président régional du Groupe de la Banque mondiale, a insisté sur la mutation de l’accompagnement de son institution. Au-delà du rôle traditionnel de bailleur de fonds, la Banque entend jouer les catalyseurs d’investissements et les conseillers stratégiques.
​« Nous ne venons pas seulement avec des financements, mais avec des connaissances et des conseils pour aider la Guinée à transformer sa richesse en opportunités », a-t-il martelé. Un impératif qui passera nécessairement par le déblocage des freins structurels à l’entrepreneuriat local : accès au crédit, fiscalité modernisée, logistique performante et fiabilité de l’énergie.
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Naby Camara

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