Dans une ambiance solennelle marquée par la présence des plus hautes autorités de l’État, le président de l’Assemblée nationale a prononcé lundi, 5 octobre 2026, un discours fondateur lors de la rentrée parlementaire. Rejetant toute logique d’affrontement stérile, Dr. Dansa Kourouma a défini le contrôle de l’action gouvernementale comme un levier au service de l’efficacité publique et de l’intérêt national.
Une rentrée qui a connu la mobilisation de plusieurs hauts cadres en l’accurence le premier ministre, chef du gouvernement, Bah Oury, membres du cabinet ministériel, préfets et maires venus de toutes les circonscriptions du pays. Le tout-Conakry politique et administratif a fait le déplacement pour marquer cet événement charnière.
Au cœur des attentions, le discours d’ouverture du président de l’Assemblée nationale, Dr. Dansa Kourouma. Prenant la parole devant un hémicycle au complet, le patron de l’institution parlementaire s’est d’abord réjoui de cette reprise des travaux avant de dérouler, avec une clarté doctrinale, la feuille de route, la philosophie et les exigences qui guideront l’action des élus du peuple durant cette législature.
Loin des clichés d’une opposition d’affichage ou d’une validation servile, Dr. Dansa Kourouma a tenu à clarifier d’entrée la nature du travail parlementaire. Pour le président de l’Assemblée, le contrôle de l’action de l’Exécutif ne doit pas être perçu comme un couperet ou un obstacle, mais comme un instrument d’amélioration continue de la gouvernance.
« Le contrôle parlementaire n’est ni une posture systématique ni une opposition stérile. Il n’est pas dirigé contre le gouvernement, il est exercé au service de l’action du peuple. Contrôler, c’est aider l’État à mieux faire. C’est vérifier que les engagements sont tenus, que les ressources publiques sont bien employées et que les politiques produisent les résultats attendus pour la population », a-t-il martelé.
Cette démarche s’inscrit, selon lui, dans un contexte où les citoyens expriment un besoin inédit de transparence, d’efficacité et de redevabilité. À ce titre, le chef de l’administration parlementaire a salué la vision impulsée au sommet de l’État par le président de la République, Mamadi Doumbouya, dont l’intransigeance sur la gestion de la chose publique sert de boussole.
Rendant un hommage appuyé au chef de l’État pour sa rigueur et son exigence de résultats, Dr. Dansa Kourouma a affirmé que l’Assemblée nationale entend être un partenaire exigeant de cette dynamique. Pour ce faire, les députés ne comptent laisser aucun outil institutionnel au repos. Questions écrites et orales, interrogations d’actualité, auditions de ministres et de directeurs d’établissements publics, missions d’information et commissions d’enquête parlementaires, car, la gamme complète de la panoplie constitutionnelle sera mobilisée. La période clé de l’examen de la loi de finances constitue déjà le rendez-vous majeur de ce contrôle, le budget étant le miroir le plus fidèle des priorités stratégiques de la nation.
En dehors de la mission d’évaluation des politiques publiques, le président de la 10ème législature a placé le pluralisme politique et la courtoisie démocratique au centre de son plaidoyer. Rappelant la pluralité des opinions représentées au sein de l’hémicycle, il a plaidé pour des joutes verbales à la hauteur de la dignité de la représentation nationale…
« La diversité de nos opinions n’est pas une faiblesse, mais une richesse. Le débat contradictoire n’est pas une menace, il est l’oxygène de la démocratie », a souligné Dr. Dansa Kourouma.
C’est dans cette optique qu’il a invité l’ensemble des députés, de la majorité comme de l’opposition, à faire entendre leurs voix avec verve et respect.
Conscient des défis logistiques et techniques qui attendent les élus, Dr. Dansa Kourouma a annoncé le lancement d’une réorganisation en profondeur des services internes de la représentation nationale. Conduite sous l’égide du secrétariat général, cette vaste opération de diagnostic passe au crible chaque direction et chaque service pour réévaluer les effectifs, optimiser les méthodes de travail et cibler les besoins matériels. L’objectif final est de doter l’institution d’un plan stratégique de réforme capable d’offrir un appui technique de premier ordre aux députés, aux commissions permanentes ainsi qu’aux différents groupes parlementaires.
En posant ainsi les jalons d’un parlement moderne, rigoureux et ouvert au débat constructif, Dr Dansa Kourouma fixe une haute exigence pour cette 10ᵉ législature. La balle est désormais dans le camp des honorables députés pour traduire ces principes en actes au quotidien.
Sékouba Kourouma

















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