L’Hôpital ANAIM de Kamsar poursuit la modernisation de ses infrastructures, le renforcement de ses équipements et le développement de nouvelles spécialités.
À travers cette immersion, le quotidien national Horoya revient sur les transformations de l’établissement et sur leurs effets attendus pour les travailleurs du secteur minier, leurs familles et les populations environnantes.
Implanté à Kamsar depuis 1973, l’hôpital existe depuis plus d’un demi-siècle. Son évolution se mesure à la diversification des soins proposés, mais aussi aux travaux engagés pour améliorer les conditions d’accueil et de prise en charge des patients. Le rôle du partenariat entre l’ANAIM et la CBG occupe également une place importante dans ce reportage. Cette collaboration accompagne le développement de l’établissement et le renforcement de ses capacités d’intervention.


De nouvelles spécialités pour répondre aux besoins
Le Dr Amadou TRAORÉ, médecin-chef de l’Hôpital ANAIM de Kamsar, souligne l’élargissement progressif de l’offre de soins. Il évoque notamment la création des urgences pédiatriques, le développement de la néonatologie, ainsi que l’ouverture de services d’urologie, de kinésithérapie et d’endocrinologie-diabétologie-nutrition.
Ces évolutions permettent de proposer sur place certaines prises en charge spécialisées qui nécessitaient auparavant un déplacement vers d’autres structures. Elles s’accompagnent d’un renforcement des équipements et des compétences des équipes médicales. La formation du personnel, notamment en réanimation néonatale, participe à cette amélioration des pratiques.
Des bâtiments rénovés et un accueil amélioré
Pour M. KABA Mandiaye, administrateur de l’Hôpital ANAIM de Kamsar, la modernisation de l’établissement passe à la fois par les équipements médicaux et par les conditions dans lesquelles les soins sont dispensés. Il met en avant la rénovation de bâtiments, l’amélioration du réseau de distribution d’eau et les aménagements destinés à faciliter le fonctionnement des services.
Les travaux ont notamment concerné des toitures anciennes, le rafraîchissement de bâtiments et le réaménagement d’espaces d’accueil et de travail. L’administrateur inscrit ces interventions dans une démarche d’amélioration continue de la qualité des prestations.
Il rappelle également l’accompagnement spécifique dont peuvent bénéficier les patients indigents. L’ambition affichée est de faire de l’établissement un hôpital public minier de référence, tout en répondant aux besoins des populations de Kamsar et de la région de Boké.
Un bloc opératoire mieux équipé
Le Dr Christian Cheick CAMARA, anesthésiste-réanimateur et chef du département médico-chirurgical, décrit les apports concrets du renforcement du plateau technique. Parmi les équipements acquis figure un autoclave Getinge de 500 litres, destiné à améliorer la stérilisation du matériel opératoire.

Selon lui, cet équipement doit notamment permettre de relancer la pose de prothèses totales de hanche, une activité qui exige une maîtrise rigoureuse du risque infectieux. Il cite également les respirateurs d’anesthésie Dräger Atlan et la colonne de cœlioscopie, qui contribue au développement de la chirurgie mini-invasive.
Le responsable évoque aussi la reprise des activités de gastroscopie et la disponibilité d’un échographe dédié à la maternité. Ces investissements viennent renforcer les moyens des équipes et élargir les possibilités de prise en charge au sein de l’hôpital.
Une transformation à poursuivre
Les témoignages recueillis montrent une évolution qui concerne aussi bien les infrastructures que les services médicaux. L’administration entend poursuivre la rénovation, la formation du personnel et la modernisation des équipements pour répondre à une demande croissante.
Pour les patients, l’enjeu demeure concret : accéder à des soins adaptés, disposer davantage de spécialités à proximité et bénéficier d’un suivi dans de meilleures conditions. C’est à cette échelle que se mesure la transformation de l’Hôpital ANAIM de Kamsar.
Ibrahima Sory Bangoura
















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