Depuis la disparition de l’ancienne Première dame de la République de Guinée sous le régime révolutionnaire, les hommages se multiplient pour saluer la mémoire de celle qui a été un témoin privilégié et une actrice discrète de l’indépendance du pays, conquise le 2 octobre 1958.
Ce vendredi 10 juillet 2026, les membres de la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG) se sont réunis au siège de ladite institution pour exprimer leur compassion à la suite de la disparition de Hadja Andrée Touré, veuve de feu Ahmed Sékou Touré.
Prenant la parole, le secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG), Amadou Diallo, a, au nom de l’ensemble des travailleurs, des travailleuses et des retraités, rendu un hommage particulier à celle qui nous a quittés.
« Au nom de l’ensemble des travailleurs, travailleuses et retraités de la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG), je m’associe, avec une profonde émotion et une immense tristesse, au deuil national suite au rappel à Dieu de Hadja André Touré, survenu le mercredi 8 juillet 2026 au Royaume du Maroc. Hadja André Touré a été un témoin privilégié et une actrice discrète mais constante des moments de notre indépendance, conquise le 2 octobre 1958 sous la conduite éclairée de son cher époux, le camarade Ahmed Sékou Touré, premier président de la République de Guinée. Pendant un quart de siècle, elle a incarné avec dignité et courage le rôle de Première dame, portant avec une élégance sans faille le poids de l’Histoire et les épreuves que celle-ci lui a réservées », a déclaré Amadou Diallo.

Selon lui, la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG) se souvient avec une émotion particulière, doublée d’une légitime fierté, qu’Ahmed Sékou Touré, au-delà d’être le Père de l’indépendance de notre pays, fut avant tout un grand syndicaliste dont les actions ont marqué indéniablement la Guinée, l’Afrique et le reste du monde.
« Son épouse Hadja André Touré, à ses côtés, a été la conseillère de l’ombre, le soutien invisible. Elle a incarné un modèle d’humanisme, de simplicité, de loyauté et d’exemplarité sociale. Elle a été une mère pour plusieurs générations d’hommes et de femmes en Guinée comme en Afrique. Son nom restera intimement lié à une période fondatrice de notre histoire républicaine », a rappelé M. Diallo.
Pour conclure, il a affirmé qu’avec la disparition de l’ancienne Première dame, c’est une part vivante de la mémoire nationale qui s’éteint.
« Gardienne d’une mémoire historique inestimable, elle aura traversé avec courage les joies comme les tourments de l’histoire commune de la Guinée. »
Enfin, le numéro 1 de la CNTG a demandé une mobilisation massive des travailleurs le dimanche 12 juillet 2026, date prévue pour l’inhumation de l’ancienne Première dame de la Guinée.
Sylla Ibrahima Kalil
















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