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Guinée : des journalistes outillés pour lutter contre les discours de haine et l’incitation à la discrimination

Ce mardi 7 juillet 2026, le Syndicat professionnel de la presse de Guinée (SPPG) et ses partenaires des Nations unies ont clôturé une formation à l’intention des journalistes sur les discours de haine et l’incitation à la discrimination.

Après deux jours d’intenses travaux, trente journalistes issus des médias publics et privés ont été outillés sur plusieurs thématiques, notamment le rôle des médias face aux discours de haine et à l’incitation à la discrimination, les questions relatives au respect de la vie privée des personnes, ainsi que la responsabilité sociale des journalistes face à certaines situations au sein de la société.

À l’issue de la formation, la secrétaire à l’information et à la communication du SPPG, Djenab Barry, a, au nom des participants, exprimé sa gratitude au bureau national du SPPG ainsi qu’aux partenaires des Nations unies pour l’organisation de ces sessions de formation destinées aux professionnels des médias sur des sujets sensibles de la société.

Elle a rappelé que, pendant deux (2) jours, les professionnels de la communication ont mieux appréhendé les contours des discours de haine, leurs conséquences sur la cohésion sociale, la paix et les droits humains, ainsi que la responsabilité qui incombe aux journalistes dans le traitement de l’information. Selon elle, cette formation rappelle que les médias, s’ils ne jouent pas correctement leur rôle, peuvent devenir des vecteurs de division.

« Même si les professionnels de l’information sont mieux outillés, les médias favorisent le dialogue, promeuvent la tolérance. Les médias font partie de la cohésion sociale. En tant que journalistes, nous repartons avec la ferme conviction que notre plume, notre voix et nos images doivent servir à informer avec responsabilité, dans le respect de l’éthique et de la déontologie. Nous devons lutter contre le fait de relayer des messages susceptibles d’alimenter la haine, la stigmatisation ou la violence », a expliqué Mme Barry.

Pour conclure, elle a réitéré l’engagement des participants à mettre en pratique les connaissances acquises durant ces deux (2) jours de formation, afin de promouvoir une information professionnelle, équilibrée et respectueuse de la dignité humaine.

Au titre des recommandations, le camarade Oury Barry, du SPPG, a, au nom des participants, sollicité la mise en place d’un cadre permanent de concertation entre les médias, les organisations de la société civile et les institutions concernées. Il a également recommandé la création d’une plateforme d’échange regroupant les journalistes formés afin de faciliter le partage d’informations, la coordination des actions de veille et la remontée des alertes. À l’endroit des journalistes, il a insisté sur la nécessité de respecter les principes d’éthique et de déontologie en vérifiant systématiquement les informations avant leur diffusion, d’adopter un traitement responsable des sujets sensibles afin de prévenir les discours de haine, la désinformation et les tensions sociales, et de contribuer activement aux activités du comité de veille citoyen en participant au signalement et au suivi des contenus à risque.

L’atelier a également abouti à la mise en place d’un comité de veille citoyen chargé d’assurer le monitoring des contenus à risque, de contribuer à l’alerte précoce et de promouvoir une information responsable fondée sur la vérification des faits.

Sylla Ibrahima Kalil

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