À l’approche des élections législatives, la Guinée se prépare à franchir une étape cruciale dans la consolidation de sa transition politique. Le pays, dirigé par le président Mamady Doumbouya, doit désormais mettre en place une Assemblée nationale capable de donner corps aux réformes et d’installer les institutions démocratiques prévues par la Constitution.
Actuellement, seules deux institutions démocratiques fonctionnent : la Présidence et le Gouvernement. Les dix autres, essentielles au bon équilibre institutionnel, ne pourront voir le jour qu’à travers l’élection d’une Assemblée nationale. Certains observateurs estiment que sans majorité parlementaire, l’État risque de se retrouver privé des instruments nécessaires pour mener ses réformes et appliquer sa vision.
Le candidat Dr Dansa Kourouma rappelle que « pour qu’un pays se développe, il faut une vision, transformée en programme, puis en activités pour le bien-être de la population ». Selon lui, la Guinée dispose déjà de cette vision, incarnée par le projet Simandou 2040, un programme de développement socio-économique durable et responsable. Mais pour que ce projet prenne vie, il doit s’appuyer sur un cadre institutionnel solide et des lois adoptées par une majorité parlementaire.
Ces législatives apparaissent donc comme un moment charnière : elles ne se limitent pas à un exercice électoral, mais représentent le socle de la construction démocratique du pays. Elles détermineront si la Guinée peut transformer ses ambitions en réformes concrètes et bâtir des institutions durables.
En somme, le scrutin législatif sera bien plus qu’une étape politique : il sera le test de la capacité de la Guinée à traduire sa vision en réalité institutionnelle et socio-économique.
Yakouba Traoré

















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