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ONASUR : l’organe de supervision électorale réaffirme son rôle

À travers une conférence de presse animée ce jeudi 23 avril 2026, Me Pepe Antoine Lama et Ousmane Diaby, respectivement chargé des affaires juridiques et de la conformité, et premier rapporteur de l’Observatoire national de supervision du référendum et des élections (ONASUR), ont présenté les missions et le mandat de cette institution.

Prenant la parole, Me Pepe Antoine Lama a souligné que l’Observatoire national de supervision du référendum et des élections a été créé dans le cadre du référendum constitutionnel.

« Nous avons été installés à la veille de cette élection. Par la suite, les autorités ont décidé que l’ONASUR poursuive sa mission de supervision pour les autres échéances électorales à venir », a-t-il expliqué.

Selon lui, l’ONASUR remplit aujourd’hui certaines fonctions d’un organe technique indépendant de gestion des élections (OTIGE).

« Il convient, dans ces conditions, de s’interroger sur le statut et la nature juridique de cette institution, qui se présente comme un organe d’appui à la gouvernance démocratique, conformément aux dispositions de l’article 41 de la Constitution », a-t-il rappelé.

Poursuivant, il a précisé que l’institution jouit d’une indépendance, d’une personnalité juridique ainsi que d’une autonomie administrative et financière.

« Dans le cadre de ses activités en tant qu’organe transitoire en attendant la mise en place de l’OTIGE, l’ONASUR assure les fonctions dévolues au Conseil national électoral, tel que prévu par le Code électoral. En vertu des dispositions transitoires de l’article 341 dudit Code, nous assumons ces responsabilités jusqu’à l’installation effective de l’OTIGE », a-t-il ajouté.

Me Pepe Antoine Lama a également insisté sur le rôle de contrôle et de supervision de l’ONASUR, contrairement à la Direction générale des élections (DGE), qui est un organe opérationnel. « Le statut de l’ONASUR implique une indépendance et une neutralité dans l’accomplissement de sa mission », a-t-il précisé.

Abordant la mission fondamentale de l’institution, il a indiqué que celle-ci consiste à veiller à la sincérité du scrutin, définie comme l’absence de fraude dans le processus électoral, conformément aux dispositions des articles 2 et 171 de la Constitution. À cet effet, quatre axes principaux structurent son action : la supervision globale du processus électoral, l’encadrement de la préparation, de l’organisation et du déroulement des opérations électorales et référendaires, la supervision de la mise à jour du fichier électoral biométrique national, ainsi que la collaboration avec les autres institutions impliquées dans le processus électoral.

Pour sa part, Ousmane Kaby, premier rapporteur de l’ONASUR, a rassuré sur les capacités de l’institution à accomplir sa mission. « Nous disposons des ressources humaines, techniques et financières nécessaires pour mener à bien cette mission », a-t-il affirmé.

Thierno Kalifatou Doumbouya

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