Le ministre de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique, Faya François Bourouno, a procédé, ce dimanche 25 octobre 2026, au lancement des épreuves de la troisième phase du concours de recrutement de la première promotion de l’École nationale d’administration (ENA). Cette étape, consacrée aux épreuves écrites, réunit un peu plus de 500 candidats retenus à l’issue des phases précédentes.
La cérémonie s’est déroulée à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, en présence des autorités universitaires, de la représentante de l’École nationale d’administration publique (ENAP) du Canada, ainsi que du directeur général de l’École nationale d’administration.
Cette phase importante s’inscrit dans le cadre du processus de recrutement des élèves de la première promotion du programme de diplôme de l’ENA.
Selon le ministre Faya François Bourouno, conformément au protocole qui caractérise les programmes de formation, l’accent a été mis sur la rigueur dans le processus d’élaboration des programmes, notamment dans la sélection des candidats.
« L’ENA est une école ouverte à tout le monde. C’est pour cela que nous avons diversifié les programmes, mais le programme qui porte sur le diplôme de l’ENA est un programme qui doit être mis en œuvre avec toute la rigueur.
Nous sommes sur la recherche du mérite, le mérite par le processus de sélection. Et également, nous savons que l’école va reposer sur l’excellence comme rigueur dans tout le processus d’enseignement, parce que la finalité qui est visée, c’est que le service public offert aux citoyens soit un service public de qualité et accessible à tous. »
Pour ce concours, quatre étapes de sélection ont été définies. Le ministre est revenu sur les différentes phases du processus :
« Une première étape, une sélection sur dossier ; la deuxième étape, ce sont des QCM qu’ils ont eus à passer il y a quelques semaines. Les résultats nous ont permis d’avoir un peu plus de 500 candidats retenus pour la troisième étape qui se déroulera aujourd’hui. Cette étape porte sur l’écrit, donc ils vont passer des épreuves écrites. Vous savez, il y a toute la capacité qu’on peut avoir à répondre aux questions sous forme de QCM, mais nous voulons aussi tester et évaluer la capacité à l’écrit des futurs élèves fonctionnaires de l’École Nationale d’Administration Publique. »
À l’instar des phases précédentes, les épreuves de cette troisième étape se déroulent à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry.
Présent sur le terrain pour s’assurer du bon déroulement des épreuves, le ministre s’est dit satisfait des dispositions prises par l’administration de l’école.
« J’étais venu également voir si toutes les conditions matérielles étaient mises en place par l’administration de l’école. J’ai donc été très satisfait de la qualité de l’organisation. Nous avons trouvé des candidats installés dans les salles, tout a été mis en place, et donc les conditions d’égalité des chances ont été créées. »
Le ministre a également mis en avant les mesures administratives, logistiques et sécuritaires prises pour garantir le bon déroulement du concours.
« Il y a plusieurs dispositions qui ont été mises en place. Il y a déjà des dispositions administratives qui ont permis aux candidats d’être informés, d’avoir leurs dossiers bien constitués, ainsi que les conditions logistiques.
Il y a des dispositions sécuritaires qui ont été aussi mises en place : on constate autour des salles et du centre des agents de sécurité qui sont massivement mobilisés. »
Présente à la cérémonie de lancement, Louise Picard, coordinatrice aux affaires internationales à l’École nationale d’administration publique (ENAP) du Québec, au Canada, s’est réjouie de la qualité de l’organisation du concours.
« On est très contents, très satisfaits du déroulement des événements en ce moment. On pense que les conditions pour la passation des épreuves sont de très haut niveau, de très haute qualité. Je sais que c’était la prérogative du ministre d’avoir un concours aux plus hauts standards internationaux. »
Par ailleurs, Louise Picard a rappelé que l’ENAP avait été sollicitée dans le cadre de la volonté du ministre de garantir un concours organisé selon les standards internationaux.
« C’est la raison pour laquelle l’ENAP a été appelée à collaborer dans ce contexte, et on peut observer qu’effectivement les équipes de l’École nationale d’administration d’ici, de la Guinée, déploient tout le nécessaire et ont un encadrement exceptionnel pour mettre en place et incarner cette vision du ministre. »
Du côté des candidats, cette troisième phase suscite confiance et espoir.
Parmi les participants figure Mohamed Dramé, enseignant, qui affirme s’être préparé pour cette étape et se dit rassuré par les conditions dans lesquelles se déroule le concours.
« J’ai une confiance absolue, mais sauf que nous ne savons pas ce qui nous attend réellement. Personnellement, je souhaite être admis ici à l’École Nationale d’Administration, parce que je sais que ça promet beaucoup. L’École Nationale d’Administration de Guinée a besoin de bons cadres, des cadres compétents, par amour du pays, patriotes surtout, et qui veulent que réellement le pays aille de l’avant. Et dans ce cadre, je veux vraiment participer au rayonnement de notre beau pays, la Guinée, notre paradis. »
À l’issue de cette étape, 240 candidats seront retenus pour poursuivre leur parcours au sein de cette institution appelée à contribuer à la transformation de l’administration publique guinéenne.
Au-delà du concours, l’enjeu est de former des cadres compétents, capables de contribuer à la modernisation de l’État, au renforcement de l’efficacité des services publics et à l’amélioration durable du fonctionnement de l’administration guinéenne.
Balla Yombouno

















Leave a Reply