À l’instar des autres préfectures du pays, Coyah célèbre ce vendredi le 68ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Guinée, proclamée le 2 octobre 1958. Une date symbolique marquée par un fort élan patriotique, des activités commémoratives et des messages appelant à l’unité nationale et au développement.

Dans les différentes localités de la préfecture, les couleurs nationales, rouge, jaune et vert, habillent rues, places publiques et bâtiments administratifs. Autorités, responsables locaux, représentants des services publics, acteurs de la société civile, jeunes et citoyens se mobilisent autour des manifestations organisées pour marquer cette journée historique.
Au-delà de son caractère festif, cette célébration offre également l’occasion de revenir sur le parcours de la Guinée depuis son accession à la souveraineté nationale et d’interroger les défis qui restent à relever pour bâtir une nation prospère et solidaire.
Dans son message à l’occasion de cette commémoration, le préfet de Coyah, le contrôleur général Bernard Kamano, a rappelé toute la portée historique du 2 octobre pour le peuple guinéen.
« Le 2 octobre demeure une date historique pour chaque Guinéen, puisque nos devanciers nous ont permis d’accéder à l’indépendance. Cet acte de bonne volonté inébranlable a ouvert un nouveau chapitre à l’histoire de notre nation vers un avenir libre, autonome et prospère », a-t-il déclaré.
Le préfet a souligné que les différentes étapes traversées par la Guinée depuis 1958 ont contribué, chacune à leur manière, à la construction du pays, notamment à travers le développement des infrastructures scolaires et sanitaires, l’aménagement des routes ainsi que le rapprochement progressif de l’administration des populations.
Selon lui, les valeurs de solidarité, d’engagement et de patriotisme portées par les pères de l’indépendance doivent continuer d’inspirer les générations actuelles.
« La célébration de la fête nationale est un devoir sacré de reconnaissance envers nos aînés dont la lutte acharnée pour l’indépendance a permis à notre nation de s’affirmer au plan africain et mondial », a-t-il affirmé.
Les réformes en cours mises en avant
Évoquant la situation actuelle du pays, Bernard Kamano a salué les réformes engagées sous la conduite du président de la République, le Général Mamadi Doumbouya.
Parmi celles-ci, il a cité le programme Simandou 2040, la modernisation de l’administration publique, la dotation des sous-préfets en véhicules de commandement, la revalorisation des pensions de retraite, la prise en charge sanitaire des fonctionnaires et retraités à hauteur de 80 %, ainsi que la création de nouvelles régions administratives et préfectures.
Pour le préfet, ces initiatives ouvrent de nouvelles perspectives dans les domaines des infrastructures, de l’emploi, de la formation professionnelle, des investissements et du développement des entreprises locales.
Un appel fort à la jeunesse
S’adressant particulièrement aux jeunes, fortement mobilisés lors des célébrations, le préfet de Coyah les a invités à se préparer aux opportunités qu’offrent les grands projets de développement en renforçant leurs compétences à travers la formation, l’apprentissage des métiers et l’entrepreneuriat.
« Chers jeunes, vous êtes les héritiers de l’indépendance et les bâtisseurs de la Guinée de demain », a-t-il lancé.
Il a également insisté sur la nécessité de préserver la cohésion sociale, la paix et le vivre-ensemble, qu’il considère comme des conditions indispensables au développement durable du pays.
« Notre plus grande richesse demeure notre unité. Aucune nation ne peut se développer durablement dans la division », a-t-il rappelé, invitant les populations de Coyah à cultiver le dialogue, la tolérance et le respect mutuel.
Une célébration placée sous le signe de l’unité
Dans une ambiance rythmée par les chants patriotiques, les symboles nationaux et les manifestations citoyennes, Coyah s’est ainsi jointe à l’ensemble du pays pour célébrer l’indépendance de la Guinée et rendre hommage à ceux qui ont contribué à son avènement.
Pour les autorités préfectorales, cette célébration doit être non seulement un moment de mémoire, mais aussi une invitation collective à l’engagement pour le développement du pays.
« Le passé est notre mémoire, le présent est notre responsabilité, l’avenir est notre devoir », a conclu Bernard Kamano, appelant chaque fille et chaque fils de Coyah à participer activement à la construction d’une Guinée pacifique, solidaire et prospère.
Ibrahima Sory Bangoura
Jean Marie Morgan
Lamine Sylla

















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