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Environnement et développement durable : Fassou Théa installé dans ses fonctions

Le ministère de l’Environnement et du Développement durable ouvre un nouveau chapitre de son histoire. Fassou Théa a officiellement pris ses fonctions mercredi 29 juillet 2026, succédant à Djami Diallo lors d’une cérémonie de passation de service empreinte de solennité. Le nouveau ministre place son mandat sous le signe de la continuité républicaine et de la pérennisation des acquis de son prédécesseur.

​Exprimant sa gratitude envers le président Mamadi Doumbouya et le Premier ministre pour la confiance placée en lui, Fassou Théa a décliné une feuille de route ambitieuse. Elle vise à concilier l’essor économique de la Guinée avec une protection rigoureuse de son patrimoine naturel exceptionnel.

​Un rôle géostratégique majeur en Afrique de l’Ouest

​Le nouveau chef du département a insisté sur la responsabilité historique de la Guinée en tant que « château d’eau » de la sous-région.
​« Les eaux qui prennent source en Guinée, principalement du massif du Fouta Djallon, irriguent 16 pays de la sous-région, conférant à la Guinée une responsabilité environnementale et géostratégique majeure », a rappelé Fassou Théa.

​Il a également réaffirmé son plein soutien à la candidature de ce massif pour son inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO, la qualifiant d’héritage précieux à restaurer et à valoriser.

​Le défi de concilier « Simandou 2040 » et écologie

​La Guinée traverse actuellement une phase de transformation majeure, portée par la vision stratégique Simandou 2040. Si les mégaprojets miniers, énergétiques et agricoles offrent des perspectives historiques de croissance et d’emploi, ils imposent également une vigilance de tous les instants.
​Fassou Théa a dressé un constat lucide des menaces qui pèsent sur les écosystèmes guinéens : multiplication des inondations, érosion côtière et dégradation accélérée des terres; déforestation; urbanisation rapide; pollution et gestion défaillante des déchets.

​Pour y faire face, le ministre s’engage à muscler la gouvernance environnementale. L’objectif affiché est clair : s’assurer que chaque projet structurant respecte scrupuleusement les normes d’impact, de réduction et de restauration du milieu récepteur.

​Cap sur le financement vert et la diplomatie climatique

​Parmi les grandes réorientations économiques de son mandat, Fassou Théa a annoncé le renforcement progressif du principe du « pollueur-payeur ». Le ministère compte également activer de nouveaux leviers financiers, notamment les mécanismes de crédit carbone, pour doter l’État de ressources propres face à l’urgence climatique.

​Enfin, affirmant que les crises écologiques ignorent les frontières, le ministre a promis le déploiement d’une diplomatie environnementale offensive. La Guinée entend renforcer sa présence dans les instances internationales pour valoriser son capital naturel unique et capter les financements climatiques indispensables à sa transition vers une économie verte.

​Naby Camara

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