Pour leur rôle déterminant dans la réussite du processus électoral ayant conduit au triple scrutin du 31 mai 2026, le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Ibrahima Kalil Condé, le président de la Haute Autorité de la Communication (HAC), Boubacar Yacine Diallo, le président de l’Observatoire national de supervision du scrutin référendaire et des élections (ONASUR-E), Dr Sékou Koureissy Condé, la directrice générale des Élections (DGE), Djenabou Touré, ainsi que plusieurs journalistes et techniciens ayant participé à la synergie médiatique, ont reçu des satisfécits ce jeudi 16 juillet 2026 au siège de la HAC, à Conakry.

Cette cérémonie, organisée par l’Union des Radios et Télévisions Libres de Guinée (URTELGUI), visait à exprimer la reconnaissance de l’association envers les autorités, les professionnels des médias et les institutions qui ont contribué au retour de la Guinée à l’ordre constitutionnel à travers une couverture médiatique jugée responsable et professionnelle.
Dans son allocution d’ouverture, le président de l’URTELGUI, Aboubacar Camara, a rappelé que les années 2025 et 2026 ont constitué une période particulièrement exigeante pour la presse guinéenne.
« Le référendum constitutionnel, l’élection présidentielle puis le triple scrutin du 31 mai 2026 ont représenté des moments cruciaux où la Guinée avait besoin d’être informée, rassurée et éclairée. Vous, journalistes, techniciens, réalisateurs et monteurs, avez répondu présents en assurant une couverture professionnelle durant toutes les synergies médiatiques », a-t-il déclaré.
Selon lui, l’URTELGUI a réussi un pari majeur : celui de réunir les médias publics et privés autour d’un même objectif.
« Nous avons démontré que lorsque les médias guinéens décident de travailler ensemble, ils peuvent couvrir l’ensemble du territoire avec rigueur, professionnalisme et impartialité. Vous avez offert au peuple de Guinée une information de proximité, continue et responsable », a-t-il souligné.
Aboubacar Camara a également rendu hommage au rôle joué par la Haute Autorité de la Communication dans l’encadrement du processus.
« Sous votre autorité, la HAC a été notre boussole. Vous avez encadré, régulé et protégé l’espace médiatique, tout en permettant aux journalistes de travailler librement mais avec responsabilité », a-t-il ajouté à l’endroit du président de la HAC.

Prenant la parole, la directrice générale des Élections, Djenabou Touré, s’est réjouie de la qualité de la collaboration établie entre la DGE et les médias.
« Par le passé, les organes de gestion des élections entretenaient des relations difficiles avec la presse. Dès qu’on annonçait l’arrivée de journalistes, cela suscitait de l’inquiétude. Avec l’appui de la HAC, nous avons brisé cette méfiance. Les médias sont venus vers nous, nous avons travaillé ensemble sur le Code électoral, planifié les activités, couvert la campagne et les opérations de vote. C’est une première dans notre pays », a-t-elle affirmé.
Elle a estimé que le plus difficile est désormais derrière la Guinée.
« Le retour à l’ordre constitutionnel est pratiquement assuré. Il reste les élections régionales et sénatoriales. Si nous avons obtenu ces résultats, c’est grâce à l’engagement des journalistes, des forces de défense et de sécurité, ainsi que de la société civile, qui ont accompagné le processus électoral », a-t-elle poursuivi.
De son côté, le président de la Haute Autorité de la Communication, Boubacar Yacine Diallo, a salué le professionnalisme des médias, estimant qu’ils ont largement contribué à la tenue d’élections apaisées.
« Dans notre pays, les élections ont souvent été marquées par des violences, des pertes en vies humaines et d’importants dégâts matériels. Cette fois-ci, la Guinée a organisé plusieurs scrutins dans le calme, la discipline et la paix. Mes homologues régulateurs africains me demandent quelle est la recette de la Guinée pour réussir des élections sans contestation majeure », a-t-il indiqué.
Selon lui, cette réussite est le résultat de la volonté des autorités de garantir un processus crédible tout en respectant l’indépendance des institutions.
« Durant tout le processus électoral, le président de la République ne m’a adressé aucune instruction concernant le traitement médiatique. Les seuls messages que j’ai reçus de lui étaient des félicitations adressées à la presse. Ces félicitations vous reviennent pleinement », a-t-il déclaré.
Le président de la HAC a enfin rendu hommage à l’intégrité de plusieurs journalistes.
« Je connais des journalistes qui ont refusé de l’argent proposé par certains leaders pour semer le chaos pendant la campagne électorale. Ils ont fait le choix de préserver leur éthique professionnelle. C’est aussi grâce à cette responsabilité que notre pays a traversé ces élections dans la paix », a conclu Boubacar Yacine Diallo.
Thierno Kalifatou Doumbouya

















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