Advertisement

Simandou 2040 : La culture guinéenne s’arme d’un budget historique pour devenir un géant économique

C’est dans une ambiance empreinte de fierté nationale et rythmée par les folklores traditionnels que s’est tenu le lancement officiel de la Vague 1 du Pilier 2 (volet Culture) du programme présidentiel Simandou 2040, au Chapiteau by Issa, ce vendredi 12 juin 2026.

Sous la haute présidence du Général Amara Camara, Secrétaire général de la Présidence de la République, cet événement marque un tournant historique : la culture guinéenne ne se veut plus seulement créative, elle s’affirme désormais comme une industrie hautement productive.

La cérémonie a mobilisé la haute sphère de l’État guinéen. Autour du Général Amara Camara, on notait la présence stratégique de Djiba Diakité, directeur de cabinet à la Présidence, du Dr Morissanda Kouyaté, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, de Mariame Ciré Sylla, ministre de l’Économie, du Budget et des Finances, ainsi que d’autres membres du gouvernement, notamment les ministres des Transports, de l’Urbanisme et de l’Habitat, sans oublier de hauts cadres et de grandes figures du monde culturel.

Ouvrant le bal des allocutions, Mamadou Angélo Diallo, délégué général de la Delivery Unit, a rappelé la vision du Chef de l’État, le Président Mamadi Doumbouya : traduire les discours en actes concrets.

« Le premier socle d’une souveraineté nationale, c’est notre identité culturelle. La culture ne doit plus être une simple industrie créative, elle est aussi une industrie productive. » Il a réitéré l’engagement total de l’unité d’exécution du programme Simandou à accompagner le ministère pour faire de ce projet un succès retentissant.

Prenant la parole, le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a prononcé un discours, saluant la fin de l’époque où son ministère était perçu comme un « garage administratif ».

Sous l’impulsion du Chef de l’État, la culture est redevenue la colonne vertébrale de la nation. Pour insister sur ce rôle, le ministre a rappelé que « la culture n’est pas un ornement de la nation, elle en est la colonne vertébrale ». Il a ajouté une comparaison claire avec les ressources naturelles du pays en affirmant que « face à la monodépendance extractive, les mines s’épuisent, les cultures, elles, sont éternelles ». La Guinée veut donc devenir une destination touristique majeure.

Le ministre a dévoilé les chiffres d’une feuille de route ambitieuse. Pour cette première étape, le ministère gère un budget de près de 2 970 milliards de francs guinéens pour financer 35 projets. Le projet principal est le Palais de la culture et des arts Mamadi Doumbouya. Selon le ministre, c’est la première fois depuis l’indépendance, en 1958, qu’un président finance un tel centre culturel. Il disposera de 5 000 places assises à l’intérieur et de 20 000 places à l’extérieur. Le ministre a également annoncé la construction de musées dans chaque région, l’érection du monument Nimba à Koloma et la création de villages artisanaux à Kindia, Labé, Lola et Boké.

Le pays possède plus de 400 sites touristiques, mais le tourisme représente moins de 1 % du produit intérieur brut. L’objectif est d’attirer 300 000 touristes par an d’ici 2030. Pour y parvenir, le gouvernement propose des avantages fiscaux et douaniers aux investisseurs souhaitant construire des hôtels ou financer des projets.

Pour finir, le ministre a lancé un appel vibrant aux investisseurs nationaux et internationaux, rappelant les incitations fiscales, douanières et administratives mises en place par le gouvernement.

Le Général Amara Camara, pour sa part, a tenu à féliciter chaleureusement le ministre Moussa Moïse Sylla et ses équipes pour la matérialisation de cette vision.

« Le Président de la République a pensé qu’un pays doit d’abord s’occuper du ventre des Guinéens (Pilier 1), mais il est aussi profondément convaincu que l’âme d’une société, c’est sa culture. Éduquer nos enfants doit se bâtir sur nos valeurs. », a-t-il exprimé, en sa qualité de secrétaire général de la Présidence.

C’est sur ces mots, et au nom du Chef de l’État, que le Secrétaire général de la Présidence a officiellement déclaré lancés les travaux du volet Culture du Pilier 2 du programme Simandou 2040.
Désormais, la Guinée ne se définira plus seulement par ce qu’elle extrait de son sous-sol, mais fièrement par ce qu’elle crée, transmet et offre au monde. Avec le programme Simandou 2040, la culture devient non seulement un symbole identitaire, mais aussi un levier économique et diplomatique destiné à inscrire la Guinée au cœur des grandes nations culturelles du monde.

 

Mohamed Dramé

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *