À quelques jours de l’ouverture de la Coupe du monde de football prévue aux États-Unis, au Canada et au Mexique, le ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation a lancé, ce lundi 8 juin 2026, une session de formation destinée aux journalistes des médias publics et privés.

Pendant cinq jours, du lundi au vendredi, les professionnels des médias bénéficieront de l’expertise de Pascal Ferré, spécialiste reconnu du journalisme sportif. L’objectif est de renforcer leurs compétences en matière de reportage, de compte rendu, d’interview et de traitement de l’information sportive, afin de permettre aux passionnés de football de mieux vivre cet événement mondial à travers les médias.
À l’occasion de la cérémonie d’ouverture, le directeur général du Centre de formation et de perfectionnement en techniques de l’information et de la communication (CFPTIC), Abdoulaye Djibril Diallo, a souligné l’importance de cette formation qui intervient à l’approche de la plus grande compétition sportive de la planète.
« Aujourd’hui, le football est devenu un enjeu majeur et fédérateur. Il constitue un facteur d’intégration des sociétés, un vecteur de paix, de conciliation et de développement. Il suscite la passion des jeunes, mobilise les populations et contribue même à l’affirmation des femmes à travers l’essor du football féminin », a-t-il déclaré.
Selon lui, le football représente également un important facteur de rapprochement entre les peuples et les cultures. Il a insisté sur le rôle déterminant des journalistes dans la valorisation de cette discipline.
« Les journalistes ont une mission essentielle à accomplir. Mais comment la mener efficacement sans maîtriser les techniques de collecte, de traitement et de diffusion de l’information sportive ? C’est tout l’enjeu de cette rencontre de Conakry », a-t-il expliqué.
M. Diallo a également salué la présence de Pascal Ferré, qu’il a présenté comme une référence dans le domaine du journalisme sportif international, avant d’inviter les participants à tirer le meilleur profit de cette opportunité de partage d’expériences.

Il a enfin exhorté les bénéficiaires à faire preuve d’assiduité, rappelant qu’un bon journaliste sportif doit également posséder une solide culture générale, notamment dans les domaines politique, économique et culturel.
Pour sa part, le formateur Pascal Ferré a salué l’initiative du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation.
« C’est un immense plaisir et un grand honneur pour moi d’être ici parmi vous. Je remercie sincèrement le ministère pour son soutien à cette initiative. À une époque où les médias connaissent une transformation sans précédent et où l’information circule à une vitesse vertigineuse, investir dans la formation des journalistes constitue un acte fort de confiance », a-t-il affirmé.
Il a estimé que l’Afrique ne doit pas seulement produire de grands champions sportifs, mais également de grands journalistes, commentateurs et producteurs de contenus capables de valoriser les performances du continent.
« La francophonie est un formidable espace de dialogue qui nous permet de partager des expériences, des méthodes et parfois même des rêves communs », a-t-il ajouté.
Présidant la cérémonie au nom du ministre Mourana Soumah, le secrétaire général du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Souleymane Diallo, a indiqué que cette initiative s’inscrit en droite ligne de la volonté des autorités de renforcer les capacités des professionnels de l’information et de la communication.
Selon lui, cette démarche répond également à la vision du président de la République, qui accorde une place importante à la profession journalistique dans le processus de transition.
« Dès sa première rencontre avec les journalistes au Palais du Peuple, le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’exercer ce métier dans le respect du professionnalisme, de la déontologie et de l’éthique journalistique. Cette formation s’inscrit pleinement dans cette dynamique », a-t-il souligné.
Le secrétaire général a rappelé que les journalistes exercent une influence considérable sur l’opinion publique et qu’ils sont liés à leur public par un véritable contrat de confiance.
« Ce contrat de lecture implique le respect d’un certain nombre d’exigences professionnelles. C’est à cette condition que nous pourrons continuer à mériter la confiance de nos lecteurs, auditeurs et téléspectateurs », a-t-il conclu.
Thierno Kalifatou Doumbouya

















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