Dans un souci de transparence électorale à l’approche des élections législatives et communales prévues le 31 mai prochain, la Directrice générale des élections, Mme Camara Djenabou Touré, a organisé, ce jeudi 28 mai 2026, une session d’information et d’orientation à l’intention des observateurs nationaux et internationaux venus d’Afrique et d’ailleurs, ainsi que des missions diplomatiques et consulaires accréditées dans le pays.
Cette rencontre a également mobilisé des représentants d’institutions nationales et internationales, notamment la CEDEAO, l’Union africaine et l’OIF.

Pour la Directrice générale des élections, Mme Camara Djenabou Touré, cette session d’information et d’orientation des observateurs nationaux et internationaux est initiée afin qu’ils puissent d’abord avoir les informations sur le niveau d’exécution du chronogramme. Ensuite, « mettre à disposition des documents, leur appréhension et les badges.
Troisièmement, donner le contenu du déroulé, les trois scrutins qui vont se tenir le 31, et leur dire aussi les messages clés : qu’est-ce qu’il faut faire, ce qu’il ne faut pas faire sur le terrain », dit-elle.
« On a toujours fait ça, ajoute-t-elle, parce qu’avant de parler d’un mauvais travail, il faut d’abord informer l’intéressé, lui donner les orientations sur la manière dont il doit faire son travail. Même les zones dites sensibles, les zones vraiment où on peut avoir des incidents, ont été expliquées et indiquées aux observateurs qui vont être déployés. Mais aussi, on a salué l’observation domestique qui déploie dans les 375 circonscriptions électorales des observateurs dans notre pays. C’est une première, on les félicite. On félicite l’ensemble des organisations internationales, à commencer par la CEDEAO, qui est notre maison commune également. L’Union africaine, qui est aussi la maison commune de la Guinée, l’OIF, qui nous accompagne depuis le début du processus de transition jusqu’à ce jour, et toutes les autres organisations internationales indépendantes qui se sont mobilisées pour venir aujourd’hui observer le processus électoral en Guinée, notamment l’organisation des élections législatives et communales du 31.
Quand un observateur international est déployé, il va aller dans le bureau de vote. D’abord, la veille, il va s’informer si tout le matériel est déployé, s’il n’y a pas de problème. Il est dans le bureau de vote. Il n’est pas permis à un observateur de s’immiscer dans la gestion du bureau de vote. Il observe, il prend note et c’est son rapport qui va ressortir après. Les commissions administratives de centralisation des votes, là aussi, comme le disent les dispositions de la loi, ils n’ont pas à s’y immiscer, ils n’ont pas de voix et ils ne doivent pas intervenir. Ils doivent juste observer ce qui se fait et en sortir. On leur a aussi dit d’éviter d’aller vers les autorités pour qu’on ne voie pas dans les rapports : telle autorité m’a dit ça, telle autorité m’a dit ceci, ce qui est contraire à la loi. Donc, on leur demande d’éviter les visites chez les autorités et qu’ils fassent leur travail d’observation directement sur le terrain », a-t-elle martelé.
De son côté, Cyril NGUIEGANG NTCHASSEP, porte-parole de la mission des experts électoraux de la zone UJ-CEMAC de l’Afrique centrale, a salué l’initiative avant de poursuivre : « Pour nous, la Guinée, c’est le cœur de l’Afrique, c’est le pays qui a montré aux Africains qu’on peut vivre tels que nous sommes naturellement, sans opulence, et être fiers de la dignité africaine. Nous sommes venus ici pour plusieurs raisons, des raisons de mémoire et surtout pour contribuer à ce que la Guinée puisse aller de l’avant », a-t-il renchéri.
De son côté, Amadou Bali, président de la Plateforme nationale de l’Union citoyenne pour l’émergence de la Guinée (ICEG), dira : « On a été invités pour nous présenter d’abord le niveau d’exécution de tous les travaux qui sont faits par la Direction générale des élections et aussi échanger autour du rôle et des responsabilités des observateurs sur le terrain. Nous sommes rassurés parce que la Direction générale des élections a toujours impliqué les acteurs de la société civile du début jusqu’à présent. On a été impliqués dans tout le processus électoral, donc cela nous rassure davantage. Aujourd’hui, le message que nous lançons à la population, c’est d’aller se mobiliser, de voter massivement et aussi dans la paix, dans le calme et dans la sérénité », a-t-il dit en substance.
Thierno Kalifatou Doumbouya

















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