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Agriculture : la ministre dresse le bilan des 100 jours de réformes du secteur

La ministre de l’Agriculture, Aminata Kaba, a rencontré successivement, ce vendredi 22 mai, des services relevant de sa juridiction pour parler de la situation des semences, de la signature de conventions de partenariat et du bilan des 100 jours engagés à partir du mois de février.

Au cours de la première rencontre avec les producteurs, la ministre a rappelé qu’il existe une politique semencière au ministère afin que les producteurs locaux soient priorisés durant la campagne agricole 2026-2027. Cette rencontre, dit-elle, vise à aider les producteurs afin qu’ils ne souffrent pas, à travers une politique de structuration.

Conformément à la vision du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, le ministère de l’Agriculture a engagé, durant ces 100 premiers jours, une dynamique de réformes et d’actions concrètes visant à faire du secteur agricole un moteur de croissance économique, de création d’emplois et de souveraineté alimentaire. Cette ambition s’inscrit dans les orientations stratégiques du Programme Simandou 2040 et dans la feuille de route du gouvernement conduite par le Premier ministre, chef du gouvernement.

Visiblement satisfaite, la ministre de l’Agriculture, Aminata Kaba, a rappelé les principales activités réalisées, notamment les concertations et le diagnostic du secteur, ainsi que les rencontres d’échanges avec les directions techniques et les structures du ministère.

Au cours du point de presse, Aminata Kaba a souligné, entre autres, la tenue de concertations avec la Chambre nationale d’Agriculture, des échanges avec les organisations paysannes et les producteurs agricoles, des consultations avec les partenaires techniques et financiers, suivies de rencontres avec les agro-champions et agripreneurs, ainsi que des visites de terrain auprès des femmes maraîchères de Sonfonia.

Aujourd’hui, rappelle-t-elle, il y a eu la mobilisation de 3 000 tonnes de semences de riz, de 1 500 tonnes de semences de maïs, le renforcement de la collaboration avec les producteurs semenciers locaux, ainsi que la digitalisation du suivi des bénéficiaires via l’ANASA et le renforcement du dispositif de communication autour de l’opération.

Pour la ministre, avec l’appui à la mécanisation agricole, marqué par la mobilisation de 214 tracteurs dans les 33 préfectures et la mise à disposition de 75 tracteurs équipés aux promoteurs agricoles, le département compte mettre en œuvre un mécanisme de prêt subventionné pour le déploiement des prestations de labour à travers la SOGUICODA.

À cela s’ajoutent le renforcement des Centres de prestations agricoles, des réformes du foncier agricole, la validation de la Politique nationale du foncier rural ainsi que la cartographie des domaines agricoles de l’État.
Selon la ministre, la préparation de la Loi foncière agricole et l’engagement d’une nouvelle phase du projet foncier avec l’AFD figurent également parmi les actions entreprises. Des résultats majeurs ont été enregistrés, notamment le lancement de la campagne agricole 2026 à Koba, le programme AgriConnect Guinée, la mobilisation de nouveaux financements agricoles (Banque mondiale, AFD, FIDA, BADEA…), sans oublier la relance de la Société cotonnière de Kankan et la validation des résultats de l’enquête agricole 2024-2025, a rappelé la ministre.

Parlant des perspectives, la ministre a mis l’occasion à profit pour rappeler qu’il y a eu un suivi rapproché de la campagne agricole 2026-2027, avec l’accélération des réformes et des projets structurants, suivie de la finalisation des réformes foncières, de la poursuite de la mobilisation des investissements et du renforcement du dispositif institutionnel, sans occulter la promotion de la souveraineté alimentaire et le développement des partenariats avec le secteur privé.

La ministre a enfin rappelé ceci en clôturant le point de presse : « Notre ambition est de bâtir une agriculture moderne, productive et durable, capable de nourrir la Guinée, de créer des emplois et d’améliorer durablement les conditions de vie des populations rurales dans un environnement sain. »

Naby Moussa Soumah

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