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Paix sociale et éducation : le double combat des anciens élèves franco-arabes

Ce samedi 13 décembre, Gbessia Cité 3 a vibré au rythme d’une cérémonie de lecture du Saint Coran, organisée par l’Association des anciens élèves franco-arabes de Guinée. L’évènement s’est tenu dans le bloc II de l’école primaire franco-arabe Mohamed Gbessia, un établissement resté inachevé depuis sa fondation en 1994.
Promouvoir la paix et la quiétude sociale
Dans son allocution, Ibrahima Sory Camara, secrétaire général chargé de la communication de l’Association, a rappelé l’idéal qui anime les membres : “Il s’agit d’une part, pour nous de promouvoir la quiétude et la paix sociale en République de Guinée. D’autre part, prier la grâce d’Allah afin que notre pays soit vraiment un pays émergent, avec le gigantesque Projet Simandou 2040.”
Interrogé sur la période de campagne électorale, il a insisté sur le rôle des arabophones dans la sensibilisation des citoyens : “Qui parle d’Allah, parle de la cohésion sociale, de la paix et de la quiétude, comme le prophète l’a toujours fait avec les gens de Médine. Nous profitons de cette période aussi pour sensibiliser les citoyens afin de préserver la paix et la quiétude sociale dans notre société.”
Le cadre de la cérémonie, l’école franco-arabe Mohamed Gbessia, reste inachevé depuis plus de vingt ans. “C’est pour cette raison que nous nous mobilisons et demandons aux personnes de bonne volonté, ainsi qu’au gouvernement, de nous venir en aide afin d’achever ce noble chantier”, a plaidé Ibrahima Sory Camara.
Il a également lancé un appel à tous les anciens élèves des écoles franco-arabes du pays pour rejoindre l’Association et contribuer à la promotion de la langue et de la civilisation arabes en Guinée.
Parmi les invités, N’Faly Kaba a salué l’initiative : “Aujourd’hui on parle de paix, on parle de quiétude sociale. Si des filles et fils de ce pays se donnent la main pour demander des grâces pour la paix et le bon vivre, nous ne pouvons que saluer ces initiatives.”
De son côté, Hassanatou Mané, fonctionnaire au ministère des Affaires étrangères, a rappelé son attachement aux écoles franco-arabes : “L’une des raisons de cette association c’est d’encourager les enfants aux études dans les écoles franco-arabes. Nous prions pour la paix dans le pays, mais aussi pour le repos des âmes de nos éducateurs qui nous ont devancés.”
Elle a conclu en invitant les autorités à achever le chantier de l’école Mohamed Gbessia, resté en suspens depuis plus de deux décennies.
Créée il y a deux ans, l’Association des anciens élèves franco-arabes de Guinée signe avec cette cérémonie sa première activité publique. Elle entend désormais multiplier les initiatives pour promouvoir l’enseignement franco-arabe et contribuer à la consolidation de la paix sociale en Guinée.
Aissata Sidibé

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