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Autonomisation économique : le FAAEFF au cœur de la valorisation du textile et de la gastronomie guinéenne

Du 29 octobre au 1er novembre 2025, la maison des jeunes de Kipé, dans la commune de Ratoma, a accueilli avec éclat la 3ᵉ édition du Salon de la Teinture et du Textile Guinéens (SaTeG), combinée à la 2ᵉ édition de la Fête de la Gastronomie Guinéenne. Ce double événement, placé sous le signe de la créativité et du patrimoine, a été soutenu par le Ministère de la Culture et de l’Artisanat, mais surtout marqué par l’implication stratégique du Fonds d’appui aux activités économiques des femmes et filles entrepreneures (FAAEFF) , acteur clé de l’autonomisation féminine en Guinée.
Le FAAEFF, moteur de l’autonomisation économique 
Présente sur le terrain, Madame Khadiatou Virginie Touré, directrice générale du FAAEFF, a réaffirmé la vocation du fonds : mobiliser les ressources pour renforcer les entreprises portées par des femmes et des filles. À travers son appui, 10 structures féminines ont été accompagnées : 5 dans le secteur de la restauration et 5 dans l’artisanat textile leur offrant une vitrine exceptionnelle pour :
– Participer à des panels professionnels et des ateliers de formation
– Exposer et vendre leurs produits à un public varié
– Élargir leur réseau de partenaires et clients
– Valoriser le savoir-faire local, notamment à travers le lépi guinéen, tissu emblématique du patrimoine textile national. « Le contenu local ne peut exister sans des entreprises féminines solides. Le FAAEFF est là pour leur ouvrir les portes du marché, local et international », a souligné Mme Touré.
 Témoignages d’artisanes soutenues
Parmi les bénéficiaires, Néné Camara, présidente du groupe Kabaya Babata, a partagé son expérience avec émotion. Installée sous son stand garni de créations locales( kendély, balangui, tchopotis), elle a salué le rôle du FAAEFF dans son parcours : « Le FAAEFF nous permet de sortir de l’ombre. Grâce à ce fonds, nous vivons de notre art malgré la concurrence déloyale des tissus importés. »
Son témoignage illustre la résilience des artisanes guinéennes face aux défis du marché, notamment l’invasion des textiles étrangers qui menacent l’authenticité et la durabilité de la production locale.
 La gastronomie guinéenne à l’honneur
Côté saveurs, May Touré, restauratrice passionnée, a mis en lumière les mets traditionnels tels que le konkoé et la lafidie, véritables trésors culinaires du terroir guinéen. Elle attribue sa participation au salon au soutien du FAAEFF : « Sans le FAAEFF, je ne serais pas là. Ce fonds m’a permis de faire découvrir nos plats au-delà de nos frontières. »
Son ambition : voir les mets guinéens figurer un jour au patrimoine immatériel de l’UNESCO, une reconnaissance internationale du génie culinaire guinéen.
 Une vision inclusive et nationale
Madame Hawa Binttinia Soumah, présidente de l’ONG Cultures et Fiertés Guinéennes (CUFIG), a salué l’implication du ministère et du FAAEFF, tout en réaffirmant la volonté du comité d’organisation de conférer à l’événement une dimension nationale et inclusive. Elle a rappelé les objectifs majeurs du SaTeG :
– Valoriser le patrimoine culturel guinéen
– Vulgariser l’artisanat et les savoir-faire traditionnels
– Promouvoir l’inscription des mets guinéens au patrimoine immatériel mondial
 Une victoire contre la contrefaçon
La labélisation tout récemment du lépi guinéen représente une victoire symbolique contre la piraterie textile et une reconnaissance du travail acharné des artisans locaux. Face à l’invasion des tissus contrefaits, cette initiative marque un tournant dans la protection du patrimoine artisanal guinéen. « C’est un moment de fierté pour tous les Guinéens », conclut Mme Touré.
Le FAAEFF, un levier de transformation sociale
Au-delà de son rôle économique, le FAAEFF s’impose comme un outil de transformation sociale. Depuis sa création, le fonds a permis : la création de centaines de micro-entreprises féminines dans les secteurs de l’artisanat, de l’agroalimentaire et des services , le renforcement des capacités de jeunes filles en situation de précarité à travers des formations qualifiantes, le soutien à des femmes vivant avec un handicap ou leur permettant de retrouver une autonomie financière et sociale, l’accompagnement de groupements féminins ruraux dans la production locale et la commercialisation de leurs produits, la mise en place de programmes d’inclusion économique pour les filles déscolarisées .
Grâce à ces actions, le FAAEFF contribue à réduire les inégalités, à lutter contre la pauvreté et à promouvoir une Guinée plus équitable, où chaque femme et chaque fille peut rêver, entreprendre et réussir.
Amadou Mouctar Diallo 

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