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Le Syli U17 manquera la CAN 2026 : une élimination qui interroge

Le rêve s’est brisé ce mercredi 15 octobre 2025 à Bamako. Le Syli Cadet ne verra pas la Coupe d’Afrique des Nations U17 en 2026. Battue en demi-finale du tournoi qualificatif UFOA-A par le Mali (2-1), la Guinée U17 dit adieu à la compétition continentale, dans un derby ouest-africain qui a tourné en faveur des Aiglons.
Tout avait pourtant bien commencé. À la 4ᵉ minute, Seydouba Sylla ouvrait le score, insufflant espoir et ferveur à tout un peuple. L’équipe semblait sereine, engagée, prête à écrire une nouvelle page de son histoire. Mais le tournant du match est survenu juste avant la pause : le carton rouge d’Alpha Sylla a bouleversé l’équilibre du jeu, exposant une fois de plus les lacunes mentales et tactiques du Syli dans les moments décisifs.
Réduits à dix, les jeunes guinéens ont résisté avec courage. Mais à force de subir, ils ont fini par céder à la 86ᵉ minute sur un but du capitaine malien Ismaël Kamissoko. Une défaite amère, qui prive la Guinée d’une qualification à la CAN U17 et met en lumière des failles structurelles profondes.
 Un mal plus profond que le score
Au-delà du résultat, cette élimination révèle les limites du football guinéen dans sa capacité à construire un projet sportif durable. Les talents sont là, les intentions aussi. Mais l’encadrement, la préparation mentale et la gestion des matchs à haute intensité restent insuffisants. Ce n’est pas seulement une question de technique, mais de culture de la gagne, de rigueur et de vision à long terme.
 Un match pour l’honneur, un message pour l’avenir
Le Syli Cadet disputera le match de classement pour la 3ᵉ place ce samedi 18 octobre. Une rencontre sans enjeu qualificatif, mais avec une portée symbolique forte : celle d’une équipe qui refuse de sombrer dans le regret, qui veut apprendre, grandir et envoyer un signal d’espoir.
Cette défaite n’est pas une fin, mais un appel à la réforme. Tant que les structures du football guinéen ne seront pas repensées, le pays continuera à osciller entre promesses et désillusions. Le rêve de toute une nation mérite mieux qu’un éternel recommencement.
Bonne chance à nos cadets. Que cette chute soit le début d’un vrai renouveau.
Ibrahima Sory Bangoura 

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