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Élections 2025 : la DGE ouvre le dialogue avec les acteurs clés

Ce vendredi 29 août 2025, la Directrice Générale des Élections, Mme Djénabou Touré, a lancé une série de rencontres d’information et d’échange sur le mode opératoire de distribution des cartes d’électeurs. La cérémonie s’est tenue sous la présidence du Secrétaire général du ministère, en présence des représentants des partis politiques, des organisations de la société civile, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des associations de presse. L’objectif : impliquer tous les acteurs concernés dans le processus électoral.
À cette occasion, M. Gaoussou Kader Diaby, chargé des opérations à la DGE, a souligné que la distribution des cartes d’électeurs constitue la dernière étape avant le scrutin référendaire. Il a précisé que chaque citoyen inscrit lors du recensement biométrique devra recevoir sa carte. « Plusieurs acteurs sont impliqués dans ce processus : la DGE, le MATD, l’Observatoire National Autonome de Supervision du Référendum Constitutionnel, les commissions administratives de distribution, les partis politiques, les plateformes de la société civile, les organisations professionnelles de presse, ainsi que les forces de défense et de sécurité », a-t-il déclaré.
 M. Diaby a également rappelé que l’objectif général est d’assurer une distribution correcte, neutre, impartiale et sécurisée des cartes d’électeurs.
Mme Camara Djénabou Touré a annoncé que l’opération de distribution se déroulera du 6 au 21 septembre 2025, conformément à la loi électorale en vigueur pour les scrutins référendaires. « La distribution se fera dans les centres de vote pour les cartes non encore retirées. Elle sera appuyée par les conseils de quartiers et districts, les chefs de secteur, les jeunes et les enseignants, qui assureront le secrétariat des commissions », a-t-elle précisé.
Le Secrétaire général du MATD, M. Mohamed Sikhé Camara, a salué la participation des partis politiques à cette session du comité interpartis, dans une période qu’il qualifie de sensible. Il a affirmé que le 21 septembre est une date non négociable : « Elle doit permettre au pays de se doter d’un document juridique fondamental, définissant la gouvernance que nous voulons instaurer. Cette gouvernance nécessite la participation de tous. »
Il a également rappelé que près de 45 jours ont été consacrés à la vulgarisation du contenu de la nouvelle constitution, afin que chaque citoyen puisse connaître ses droits et devoirs. « Une fois la constitution adoptée, nous passerons aux autres élections : présidentielle, législatives, locales et sénatoriales, pour doter notre pays de ses institutions et en faire une République soumise au droit », a-t-il conclu.
Pour sa part, El Hadji Bouna Keïta, président du parti RGP, a salué les démarches de la DGE. Il a rappelé qu’auparavant, des experts africains venaient enseigner ces pratiques. « Aujourd’hui, je constate que la nouvelle génération apporte un grand changement en Guinée. Il y a eu beaucoup de transparence. Le vote est un acte civique, il est donc normal de faciliter l’accès aux cartes d’électeurs pour tous les Guinéens », a-t-il ajouté.
À noter que cette série de rencontres a réuni 125 partis politiques, les partenaires techniques et financiers de la Guinée, la société civile guinéenne, ainsi que la presse publique et privée.
Thierno Kalifatou Doumbouya

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