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CHAN 2024 : Le coach du Syli remobilise sa troupe pour relever le défi

À moins de 24 heures du coup d’envoi du match décisif pour le Syli local de Guinée, après le naufrage face à l’Ouganda, l’un des pays hôtes de la compétition, l’entraîneur Souleymane Camara a remobilisé ses troupes pour tenter de redresser la barre dans une poule C qui s’annonce particulièrement relevée après deux journées.
Lors de la traditionnelle conférence de presse d’avant-match contre l’Afrique du Sud, tenue ce dimanche 10 août 2025, le sélectionneur guinéen a affiché ses ambitions avec clarté. « Nous sommes troisièmes à cause du goal average. Je pense que demain, il faut impérativement gagner, ou à défaut obtenir un nul, pour rester dans la course », a-t-il déclaré.
Souleymane Camara a également évoqué l’état d’esprit de son groupe : « Il y a eu plusieurs réunions à l’hôtel. Pour l’instant, ce n’est pas le désordre, rien de grave. Mentalement, en tant que premier responsable, j’ai pris le temps d’échanger avec les joueurs. Ce n’est pas une dictature. Il faut les écouter pour que ça fonctionne. Nous travaillons même jusqu’à 22h en stage. Hier, nous avons fait une promenade devant l’hôtel pour nous détendre un peu. Il y avait de l’engouement, tout le monde souriait. C’est ça, la base. »
Le coach insiste sur l’importance de l’engagement : « Ce sont des jeunes, oui, mais dans une compétition, pour atteindre ses objectifs, il faut se donner à fond. »
Concernant la composition de l’équipe, Camara reste mesuré : « Nous avons 23 joueurs, tous aptes. C’est à nous de faire des ajustements, mais on ne peut pas tout chambouler. »
Interrogé sur l’adversaire, il reste discret :
 « Je ne vais pas trop parler de l’adversaire, cela peut affaiblir notre équipe. Ce qui est sûr, je ne vais pas exposer notre stratégie. Les joueurs sont conscients de l’enjeu : il faut impérativement gagner pour rester dans la course. »
Il reconnaît avoir tiré des enseignements du match précédent : « J’ai eu le temps de revoir le match. Il y aura des remaniements, mais pas de révolution. Un joueur qui a disputé deux matchs n’est pas dans la même dynamique que celui qui n’a pas encore joué. »
Le coach mise sur la cohésion du groupe : « Les joueurs sont prêts mentalement. Une réunion de concertation avec les plus expérimentés est prévue pour continuer à galvaniser le groupe. Il faut les approcher, accepter leur coup de main. Ce n’est pas parce qu’il y a eu une défaite qu’on commence à se concerter. On le fait toujours, car le football n’a pas de règles fixes. »
Il conclut avec un message d’espoir : « Espérons gagner demain, c’est notre objectif principal. Beaucoup de choses se sont passées, mais nous restons dans la compétition. C’est de bonne guerre. Il faut d’abord organiser l’équipe. »
Souleymane Camara a tenu à saluer l’attitude des journalistes : « Je vous félicite. Vous avez accepté de venir consoler les joueurs, ce que beaucoup n’ont pas fait. Cela m’a encouragé. Je ne cherche pas d’excuses, j’assume tout. Mais votre soutien est essentiel. »
Enfin, il rappelle que rien n’est encore joué : « Tout le monde parle de l’Afrique du Sud, de l’Algérie, mais tout peut arriver. On peut battre l’Afrique du Sud et finir avec six points. Personne n’est éliminé pour l’instant. Le premier n’a que quatre points. Il faut cultiver cette idée dans la tête des joueurs : si on ne gagne pas, il ne faut surtout pas perdre. Il faut y croire. »
Thierno Kalifatou Doumbouya depuis Kampala

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