Dans le cadre de sa lutte pour la réduction de la demande de drogues et autres conduites addictives, l’Institut Itinérant de Formation et de Prévention Intégrées contre la drogue et autres conduites addictives (IIFPIDCA), en collaboration avec l’ONUDC, a organisé du 9 au 11 juin 2025 un atelier de formation destiné aux professionnels de santé sur le dépistage des troubles liés à l’usage de drogues.

Cet atelier a réuni des professionnels de santé civils, des membres des forces de défense et de sécurité, des enseignants-chercheurs, ainsi que des représentants d’ONG et d’institutions partenaires. Objectif principal : renforcer les capacités des acteurs de santé et des forces de l’ordre en matière de dépistage et de prévention des troubles liés à l’usage de substances psychoactives.

Le Dr Anselme Siméon SANOU, coordonnateur régional des programmes Santé et Drogue au bureau régional de l’ONUDC et formateur principal, a assuré qu’il y aura davantage de formations à venir : « D’autres personnes seront formées, d’autres structures impliquées, afin de créer un cadre propice à la prise en charge des usagers de drogues souffrant de troubles associés. »
De son côté, le Directeur Général de l’IIFPIDCA, le Dr Thierno Bah, a souligné : « Le renforcement des compétences des professionnels de santé civils et militaires pour le dépistage des troubles liés à la consommation de drogues constitue une réponse concrète aux attentes des familles, des usagers, mais aussi à la politique sanitaire nationale. »

Il a également attiré l’attention sur la recrudescence inquiétante de la consommation de drogue, notamment du kush, en Guinée : « C’est une première nationale : 45 professionnels de santé formés et certifiés, désormais outillés pour faire face aux troubles liés à la consommation de drogues. »
Le médecin lieutenant-colonel Mohamed Lamine Diallo, directeur technique des secours médicaux à la Direction Générale de la Protection Civile, s’est réjoui de cette initiative : « Cette formation arrive à point nommé. Elle nous permettra d’identifier les cas et d’éduquer, sensibiliser afin de réduire cette pratique nocive. Toutes les corporations étaient représentées, nous repartons bien outillés pour en faire bénéficier notre hiérarchie. »
Pour le représentant du ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, Thierno Souleymane Barry : « C’est une avancée importante. L’institut organise pour la première fois une activité certifiante qui réunit un public mixte : forces de sécurité, société civile, professionnels de la santé. Le niveau d’expertise était élevé, animé par des spécialistes reconnus. À vous de valoriser cette formation dans vos pratiques quotidiennes pour contribuer efficacement au développement national. »
Thierno Kalifatou Doumbouya
















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