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Journalisme et intelligence artificielle : Horoya apporte sa touche particulière

C’est dans un complexe hôtelier de Conakry que s’est tenue, ce vendredi 27 juin, la rencontre des journalistes africains de Conakry (REJAC), autour du thème « Journalisme et intelligence artificielle », en présence d’un parterre d’invités et de journalistes venus du Sénégal, du Burkina Faso et du Mali. Parmi les panélistes, figurait en bonne place Marie Louise Diallo, Directrice générale adjointe du quotidien national Horoya, chargée d’intervenir sur le sous-thème « La presse écrite à l’ère du numérique ».
Dès l’entame de son exposé, Mme Diallo a planté le décor en s’appuyant sur ses vingt années d’expérience dans le métier. Reconnaissant la pertinence des thèmes abordés, elle a souligné que la presse écrite lutte depuis l’avènement du numérique pour subsister et maintenir la confiance des lecteurs.
 « Le journaliste n’est plus le seul à proposer de l’information. Les pouvoirs publics, les hommes politiques, les entreprises, les associations, les ONG, les individus utilisent aujourd’hui les techniques et les codes journalistiques pour faire passer leurs messages parfois problématiques », a-t-elle observé.
Face à cette réalité, une question s’impose : Comment la presse écrite peut-elle se réinventer pour survivre ? Pour Mme Diallo, la réponse réside dans l’adoption parallèle du format numérique, permettant d’enrichir les contenus tout en élargissant le lectorat.
Malgré les avantages offerts par le numérique, certains lecteurs restent fidèles au support papier : « Ils vous diront que rien ne vaut un journal en version papier. Le plaisir de tourner les pages, de surligner des passages, de découper des articles, de faire les mots croisés ou le jeu des sept erreurs, demeure intemporel », a-t-elle confié.
Elle a par ailleurs partagé l’expérience de Horoya dans sa transition numérique : « Horoya dispose d’un site web (www.horoya.net) proposant des contenus actualisés, ainsi que des pages sur les réseaux sociaux Facebook, Instagram, X, YouTube où sont diffusées des émissions et des interviews. Plus besoin d’attendre le bouclage pour publier en ligne. Nous tenons compte du fait qu’aujourd’hui, le lecteur n’a plus le temps de s’asseoir pour lire un journal entier. »
Répondant avec assurance aux diverses questions de l’auditoire, elle a su déconstruire les idées préconçues sur Horoya. Les échanges ont également mis en lumière que les défis rencontrés par la presse guinéenne sont partagés dans toute la sous-région, à l’exception de la préoccupation persistante liée à l’absence d’imprimerie locale, ce qui a transformé le quotidien Horoya en hebdomadaire.
Au terme des échanges, les participants ont unanimement plaidé pour la mise en place d’un modèle économique durable, capable de soutenir les rédactions dans leur nécessaire mutation, sous peine de disparition des kiosques.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que Horoya a apporté sa touche singulière à la réussite de cette rencontre régionale.
Morgan

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