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Le Stade du 28 Septembre se rénove, l’annexe s’effondre

Alors que les projecteurs sont braqués sur la réhabilitation du mythique Stade du 28 Septembre, un autre sujet attire l’attention des passionnés de football guinéen : l’avenir du stade annexe de Dixinn. Tandis que le chantier du stade principal, lancé en 2023 pour répondre aux normes de la CAF et de la FIFA, avance malgré des obstacles techniques et logistiques, l’annexe, laissée à l’abandon depuis des années, devient un véritable casse-tête.
Dégradé par le temps et l’usage intensif, il n’a connu aucune rénovation significative depuis 2006, et son état actuel inquiète autant les autorités que les acteurs du sport.
Le ministre des Sports, Kéamou Bogola Haba, a récemment insisté sur l’importance de remettre en état cette infrastructure complémentaire, rappelant qu’un complexe moderne ne peut se limiter au seul stade principal.
Les tribunes, le terrain d’entraînement et les espaces techniques doivent eux aussi être repensés pour offrir aux clubs locaux et aux jeunes joueurs des conditions dignes, tout en permettant d’accueillir des compétitions secondaires et des événements communautaires. Mais pour l’heure, aucune date n’a été fixée pour le lancement des travaux, et tout dépendra de l’évolution du chantier principal et des financements disponibles. Sur le terrain, l’inquiétude est palpable. Mamady Konaté, entraîneur national adjoint et habitué du stade annexe, déplore la situation.
Selon lui, l’absence d’un terrain fonctionnel complique la préparation des équipes et expose les joueurs à des blessures. Il appelle les autorités à agir vite, estimant que réhabiliter l’annexe n’est pas un luxe mais un investissement indispensable pour l’avenir du football guinéen. Cette réalité illustre les défis persistants du sport national en matière d’infrastructures. Si la rénovation du Stade du 28 Septembre nourrit l’espoir d’un renouveau, l’annexe apparaît désormais comme une urgence incontournable.
Sans cet espace vital pour l’entraînement et la formation des jeunes talents, les ambitions de relance du football local risquent de rester inachevées. Pour les entraîneurs, les joueurs et les supporters, une action rapide des autorités serait la clé pour redonner vie à ce site historique et poser les bases d’un développement durable du football en Guinée.
Ibrahima Sory Bangoura 

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