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Archives et Patrimoine : Des journalistes du Quotidien National Horoya outillés

C’est au siège de l’institution, ce jeudi 4 septembre, qu’a eu lieu la formation sur la conservation des archives et du patrimoine. Étaient présents Mme Marie Louise Diallo, Directrice Générale Adjointe du Quotidien National Horoya, le responsable de la presse rurale Sékou Bantoun Fofana, le service des archives, ainsi que plusieurs journalistes du journal Horoya. L’objectif de cette formation était de restituer des notions essentielles sur les archives et le patrimoine.

Lors de son exposé, Amadou Kendessa Diallo, Rédacteur en Chef du journal Horoya, a commencé par définir le patrimoine comme étant l’ensemble des biens matériels et immatériels ayant une valeur universelle et exceptionnelle, que l’homme doit préserver afin de le transmettre aux générations futures.
Il a poursuivi : « Je fais ici la restitution d’un cours que je suis actuellement dans le cadre d’un Master en gestion et conservation du patrimoine à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia, initié par le Centre International de Recherche pour le Développement. Ce cours vise à former les gens sur les méthodes de conservation du patrimoine, qu’il soit personnel ou national. Il est essentiel de comprendre ce qu’est le patrimoine, d’en expliquer les différents types à mes collègues journalistes qui ont eu la chance de suivre cette formation, et de leur parler également des agresseurs du patrimoine. Ce cours est important car il permet à chacun de mieux cerner la notion de patrimoine, son importance, et les raisons pour lesquelles nous devons le préserver. Si nous ne le faisons pas, nous risquons de perdre notre identité, car chaque peuple s’identifie à son patrimoine. »

Il a également lancé un appel aux autorités : « Je demande aux responsables de tout mettre en œuvre pour que nous ayons des agents du patrimoine. Nous avons des potentialités, un patrimoine riche et varié, mais malheureusement sous-exploité, voire inexploité. À travers sa valorisation, nous pouvons créer de l’emploi, générer des revenus, établir des partenariats avec des institutions ou des États de la sous-région, ce qui favoriserait la coopération internationale. N’oublions pas que le patrimoine est aussi un outil diplomatique, une vitrine de notre pays. Il nous représente, c’est notre image et notre identité. »

De son côté, Sékou Bantoun Fofana, Directeur Général de la presse rurale, a rappelé que dans toute démarche de conservation et de protection du patrimoine, l’homme est au début, au centre et à la fin.« Pour bien conserver, protéger et valoriser notre patrimoine national, l’intervention humaine est indispensable. Nous avons donc le devoir de sensibiliser nos décideurs afin que la République de Guinée progresse dans ce domaine. Il est crucial que nos gouvernants accordent une réelle importance à notre patrimoine, car tant que la culture ne sera pas développée dans notre pays, nous ne pourrons aller nulle part. »

Ibrahima Sory Bangoura

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