L’avenir de la musique traditionnelle guinéenne s’éclaire d’un nouvel espoir. Ce mercredi 27 août 2025, le Ministre de la Culture et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a présidé la cérémonie de clôture d’un projet ambitieux : l’initiation de 50 jeunes à la pratique de cinq instruments traditionnels en voie de disparition. Un événement marquant pour la préservation et la valorisation du riche patrimoine rythmique de la Guinée.
Lancé le 25 juillet dernier, ce projet porté par la Direction Générale des Percussions et Danses Traditionnelles a permis à ces jeunes de s’immerger pendant 30 jours dans l’univers du Sico, du Boté, du Gnègnerou, de la calebasse et du Tambirou. Encadrés par cinq grands maîtres de la percussion, les participants ont acquis un savoir-faire qu’ils ont brillamment mis en pratique lors d’un spectacle final époustouflant, révélant la puissance et la fougue des percussions guinéennes.
Madame Aminata Bangoura, représentante des initiés, s’est réjouie de la portée de cette initiative : « Nous sommes très satisfaits des efforts du Ministère en faveur de nous, les enfants. Ce projet, nous l’avons toujours souhaité, et nous promettons que ce que nous avons appris ici nous servira, ainsi qu’à la Guinée », a-t-elle déclaré.
Au nom des maîtres formateurs, M. Dembo Kouyaté a salué les efforts de la Direction Générale des Percussions et Danses Traditionnelles en faveur des percussionnistes. Il a également sollicité une meilleure reconnaissance des maîtres du rythme auprès du Ministre de la Culture, tout en réaffirmant leur volonté de rester au service de la Nation : « Nous recevons chaque année des stagiaires venus d’Europe et d’Amérique. Cependant, notre fierté réside dans la préparation d’une élite guinéenne aux instruments traditionnels de musique », a-t-il conclu.
Dans son discours de bienvenue, M. Michel Théo Lamah, Directeur Général de la Direction en charge des Percussions et Danses Traditionnelles, a souligné l’importance de cette initiation, qui jette les bases d’un avenir culturel solide. Il a rappelé, à travers ce projet, la place essentielle de la tradition et la nécessité de sa préservation pour une promotion culturelle dynamique.
De son côté, le Ministre Moussa Moïse Sylla a insisté sur le fait que ce projet, désormais à sa deuxième édition, ne doit pas être perçu comme un simple effet de mode : « Il sera poursuivi, car notre existence en dépend », a-t-il affirmé, soulignant ainsi l’importance stratégique de cette initiative culturelle. Il a félicité la Direction Générale pour « la démarche qui vise à assurer l’héritage par la transmission de génération en génération ».
Convaincu du rôle central des enfants dans la refondation culturelle, le Ministre Sylla a donné instruction pour que le spectacle présenté par les 50 enfants soit réalisé de manière professionnelle, avec un enregistrement studio et un clip complet, précisant que son département en financera la production. Une décision qui témoigne de son attachement profond à la tradition musicale guinéenne.
Pour clore la cérémonie, et toujours dans cette dynamique, le Ministre a octroyé à chacun des cinq groupes une somme de 5 000 000 de francs guinéens, qu’il qualifie de « geste symbolique pour encourager la participation à la préservation et à la valorisation du patrimoine rythmique traditionnel de la Guinée ».
En conclusion, cet événement dépasse le cadre d’une simple cérémonie de clôture. Il marque le début d’une nouvelle ère pour la culture guinéenne, fondée sur la confiance en la jeunesse, la reconnaissance des anciens et un engagement institutionnel fort. Les festivités se sont achevées dans une ambiance chaleureuse, ponctuée par la remise des attestations de formation.

Mohamed Dramé

















Leave a Reply