Projet de communauté française, l’arbre qui voulait cacher la forêt !
Le 20 Août 1958, le Général De gaulle entame une tournée pour proposer aux colonies françaises un projet de communauté, alternative de l’union française. Avec cette communauté, les colonies bénéficieront d’une autonomie interne mais bien sûr la France gardera la tutelle. Mais à Conakry rien ne se passera comme il l’avait prévu.
Ce qu’en dit Ahmed Sekou Touré :
Le 25 Août 1958, De Gaulle est reçu avec tous les honneurs à Conakry. Au palais du 25 Août actuel siège de la HAC, Ahmed Sékou Touré prononce le discours tant attendu. Il dira notamment :
» Nous avons, quant à nous, un premier et indispensable besoin, celui de notre dignité. Or il n’y a pas de liberté sans dignité, car tout assujettissement, toute contrainte imposée et subie dégrade celui sur qui elle pèse, lui retire une part de sa qualité d’Homme, et en fait arbitrairement un être inférieur. Nous préférons la pauvreté dans la liberté qu’à la richesse dans l’esclavage. »
Dans son discours, le camarade Ahmed Sekou Touré a présenté ses revendications et a réclamé la formation d’une communauté sur des bases égalitaires.
Le Général De Gaulle, répondra :
« Cette Communauté, la France la propose ; personne n’est tenu d’y adhérer. On a parlé d’indépendance, je dis ici plus haut encore qu’ailleurs que l’indépendance est à la disposition de la Guinée. Elle peut la prendre, elle peut la prendre le 28 septembre en disant « non » à la proposition qui lui est faite et dans ce cas je garantis que la Métropole n’y fera pas obstacle.
Le 28 septembre 1958, les guinéens voteront à plus de 95 % Non au projet de communauté et la Guinée proclamera son indépendance le 2 octobre 1958.
La Rédaction

















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