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Lutte contre la prolifération des armes : la Guinée lance sa politique nationale

La République de Guinée a franchi un pas décisif dans sa lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre. Ce mercredi, un atelier de validation de la Politique Nationale de Contrôle des Armes s’est tenu dans un hôtel de la capitale, réunissant des représentants de plusieurs ministères, des gouvernorats et des organisations de la société civile.
Le Général de 2ème Section Bambo Fofana, président de la Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes, a ouvert les travaux en soulignant la gravité du phénomène. « La prolifération incontrôlée des armes menace la sécurité publique, alimente les conflits, la violence communautaire, le crime transfrontalier et le terrorisme », a-t-il déclaré. Il a également déploré l’absence d’un cadre unique de référence en Guinée, rendant difficile la coordination des efforts nationaux.
Parmi les défis identifiés : le manque de coordination interinstitutionnelle , l’absence de plan stratégique, la législation inadaptée ou non harmonisée , la prorosité des frontières , les ressources financières et logistiques insuffisantes.
Le contexte régional instable, marqué par des tensions et des conflits, aggrave la situation en facilitant la circulation illicite des armes et en renforçant les réseaux criminels transnationaux.
Face à ces enjeux, la Commission nationale, avec l’appui du Secrétariat du Traité sur le Commerce des Armes, a élaboré une politique visant à combler les lacunes existantes. L’objectif : renforcer les capacités institutionnelles pour prévenir et gérer les risques liés à la prolifération des armes.
Le Général de Brigade Boubacar Diallo, Chef de cabinet du Ministère de la Défense Nationale, a salué l’engagement des participants et réaffirmé la volonté du gouvernement guinéen. « La prolifération des armes est un facteur de déstabilisation et une menace pour les droits humains », a-t-il insisté, appelant à une politique cohérente et conforme aux engagements internationaux.
Il a également exprimé sa gratitude envers le Secrétariat du Traité sur le Commerce des Armes et les partenaires techniques et financiers, tout en saluant les efforts du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, dans la réforme du secteur de la sécurité depuis le 5 septembre.
Ce projet de politique nationale arrive à point nommé, dans un contexte marqué par une fragilité croissante de la sécurité régionale. Il reflète une volonté politique claire des autorités actuelles de répondre à un enjeu majeur. C’est pourquoi, une fois validé et mis en œuvre de manière rigoureuse, ce document pourrait constituer un tournant historique dans la consolidation de la paix et le renforcement de la sécurité nationale.
Amadou Mouctar Diallo 

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