Situé près de l’Université Général Lansana Conté, le lac de Sonfonia, autrefois un espace naturel paisible et propice à la biodiversité, se dégrade jour après jour. La pollution d’origine humaine s’y installe, suscitant l’inquiétude des riverains, des chercheurs et des défenseurs de l’environnement, qui appellent à une mobilisation urgente pour sauver ce joyau écologique.

Jadis symbole de beauté naturelle et de richesse écologique, ce plan d’eau s’est progressivement transformé en un véritable dépotoir à ciel ouvert.
Sous l’effet des activités humaines incontrôlées, ce patrimoine s’éteint lentement. Une eau verdâtre, des sachets plastiques, des déchets ménagers et même des rejets liquides en provenance des quartiers environnants envahissent ses berges, ternissant l’image de cet espace public. Cette insalubrité galopante alarme non seulement les riverains, mais aussi les enseignants-chercheurs, qui tirent la sonnette d’alarme.
Aliou Diallo, environnementaliste, invite toutes les composantes nationales, notamment les départements ministériels en charge de l’environnement, de la jeunesse et de l’enseignement supérieur, à agir concrètement pour sauver ce lac.
Parmi les solutions envisagées figurent des campagnes de sensibilisation au civisme environnemental, des opérations de nettoyage régulières ainsi que des actions de reboisement autour du lac. Selon les défenseurs de la nature, ces efforts pourraient redonner vie au lac de Sonfonia et renforcer sa contribution à la lutte contre le réchauffement climatique.
Un fleuriste installé dans la zone témoigne : « La majorité des ordures qui polluent le lac proviennent des quartiers voisins. Les gens viennent ici pour se débarrasser de tous leurs déchets, sans aucune conscience du danger que cela représente pour l’environnement. »
Au-delà de sa beauté naturelle, le lac de Sonfonia est un patrimoine écologique précieux pour la ville de Conakry. Sa disparition serait une perte irréversible. Seule une mobilisation collective et une volonté politique forte permettront de le restaurer et de le préserver pour les générations futures.
Diaby Kourouma
















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