Malin celui qui trouvera la bonne réponse.
Quant aux autorités, dans la capitale guinéenne, précisément à Conakry, il est indéniable que les forages domestiques se multiplient dans les concessions.
Pour mieux comprendre cette réalité, il suffit de parcourir les différents quartiers de la ville, en particulier la haute banlieue.
Les acteurs de ce phénomène expliquent que leur objectif est de trouver un moyen d’échapper à la pénurie d’eau ou de réduire le coût parfois élevé des factures de la SEG (Société des Eaux de Guinée). C’est pourquoi, aujourd’hui, chaque ménage cherche à se doter de son propre puits, sans se soucier des conséquences que cela pourrait engendrer à l’avenir.
En effet, selon les spécialistes, la multiplication des forages domestiques réalisés par les particuliers n’est pas sans risque. Ces forages ont des impacts négatifs, non seulement sur le volume d’eau disponible, mais aussi sur la qualité de la ressource utilisée par la collectivité. De même, ils peuvent également augmenter le risque de séisme dans certaines zones.
Les citoyens de la commune de Sanoyah Textile tirent la sonnette d’alarme face à une situation qu’ils vivent depuis deux semaines.
Mamadou Oury Barry, fonctionnaire à la retraite, déclare : « C’était mercredi dernier, vers trois heures du matin, alors que tout le monde dormait, que nous avons entendu un bruit très violent dont nous ignorons l’origine. »
Au petit matin, j’ai essayé d’ouvrir la porte de ma maison en vain. C’est ainsi que j’ai constaté que les murs étaient fissurés et affaissés par endroits. Sur le sol, les carreaux étaient complètement décollés et éparpillés un peu partout.
Au niveau de l’école, près du colonel Samaké et jusqu’aux rails, le même scénario s’est produit. Informées de la situation, les autorités de l’État, accompagnées d’experts, ont effectué le déplacement pour s’enquérir des réalités. Malheureusement, les soi-disant experts n’étaient pas munis de leurs outils de travail.
Ce citoyen lance un appel aux autorités compétentes afin d’examiner le phénomène pour qu’il puisse comprendre ce qui se passe exactement dans cette localité. Il a ensuite exprimé son inquiétude quant à un éventuel déplacement dans la zone, déclarant : « Je suis l’une des victimes des événements de Kaporo Rails et j’ai une famille composée de 12 enfants. »
Mamadi Manet, chef de secteur de la zone, informé de la situation, a immédiatement remonté l’information à son chef de quartier qui, à son tour, s’est rendu sur les lieux accompagné d’une équipe de journalistes pour constater les faits. Ensuite, il s’est rendu au bureau pour adresser un courrier à la mairie.
Tiguidanké Doumbouya

















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