Advertisement

Journée internationale de l’identité : la Guinée met l’accent sur l’identité numérique et l’inclusion

La Guinée, à l’instar de la communauté internationale, a célébré, ce mercredi 16 septembre 2026, dans la commune de Tombolia, la Journée internationale de l’identité. La célébration a été placée sous le thème national : « L’identité numérique pour l’inclusion et les droits ». Au niveau international, cette journée est célébrée sous le thème « Mon identité, mon nombre ».

Cette journée vise à mettre en lumière l’importance, pour chaque personne, de disposer d’une identité juridique fiable et vérifiable. Elle constitue également une occasion de rappeler le rôle essentiel de l’état civil, de l’enregistrement des naissances et des systèmes d’identification dans la sécurisation de l’identité des citoyens.
La célébration permet aussi de sensibiliser sur la nécessité de réduire le nombre de personnes dépourvues de documents d’état civil ou de preuves d’identité, tout en renforçant l’interconnexion entre l’état civil et les systèmes d’identification.

L’identité au cœur des politiques publiques

Plusieurs perspectives sont envisagées par l’Office national de l’état civil et de l’identification (ONECI), notamment la poursuite de la modernisation et de la numérisation des services d’état civil et d’identification sur l’ensemble du territoire national.

Adoptée en avril 2018 à Abuja, au Nigeria, la Journée internationale de l’identité met notamment l’accent sur trois principaux messages : l’inclusion, la protection et l’autonomisation.

L’objectif est de faire en sorte que personne ne soit privé d’une preuve d’identité, notamment les enfants, les populations rurales, les personnes vulnérables, les migrants et les réfugiés. Il s’agit également de renforcer la protection des données et des documents d’identité contre le vol et la fraude, tout en garantissant le respect de la vie privée.

L’identité constitue, par ailleurs, un élément essentiel pour faciliter l’accès aux services et aux droits fondamentaux, notamment l’éducation, la santé, la protection sociale et la participation à la vie civique.

L’ONECI mise sur la modernisation

Dans son intervention, le directeur général de l’ONECI, Kémoko Diou¬baté, a souligné l’importance de cette journée consacrée à la sensibilisation sur l’identité et l’identification légale des citoyens.

« Cette journée est un moment privilégié de sensibilisation sur l’importance de l’identité et de l’identification légale des citoyens », a-t-il déclaré.

Selon lui, cette célébration rappelle l’importance de l’état civil et de la délivrance des documents officiels permettant de garantir l’accès aux droits et aux services.

Le directeur général de l’ONECI a également évoqué la nécessité de consolider les acquis enregistrés dans la numérisation des services sur l’ensemble du territoire national et de poursuivre la modernisation du système d’identification.

Il a notamment insisté sur l’importance de mettre en place un système d’identification capable de contribuer au développement national et à la construction d’une société plus inclusive.

Il a aussi plaidé pour l’adoption des meilleures pratiques, le renforcement des collaborations et la participation de la Guinée aux réflexions sur l’interopérabilité, la sécurité des données et l’identité numérique en Afrique.

Djenabou Touré plaide pour la ratification de la Journée internationale de l’identité

Pour sa part, la ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Djenabou Touré, s’est réjouie de présider cette cérémonie. Elle a exprimé sa reconnaissance aux autorités pour les initiatives engagées dans le domaine de l’état civil et de l’identification.

Elle a notamment rappelé la vision portée par le président de la République, Mamadi Doumbouya, autour du programme « Un citoyen, une identité juridique et numérique ».

« Quand il arrive au pouvoir, en 2021, la Guinée était à la 44e place sur les questions de modernisation de l’état civil et d’identité. Aujourd’hui, nous occupons la 22e place au niveau africain. On doit lui rendre un hommage mérité parce que c’est lui qui a porté la vision : un citoyen, une identité juridique et numérique dans notre pays », a-t-elle déclaré.

La ministre a toutefois précisé que la Journée internationale de l’identité n’est pas encore officiellement ratifiée par la Guinée.

« C’est pour cela que nous allons ensemble mener le plaidoyer auprès du Premier ministre, chef du Gouvernement, afin que la Guinée puisse soumettre à l’Assemblée nationale, à la rentrée, la proposition de ratifier le 16 septembre comme Journée guinéenne de l’identité », a-t-elle annoncé.

Selon Djenabou Touré, cette démarche permettrait à la Guinée de rejoindre pleinement les pays africains et la communauté internationale dans la célébration de cette journée.
L’enregistrement des naissances, première étape de l’identité
La ministre a également insisté sur la nécessité de renforcer la sensibilisation des populations, notamment sur l’importance de l’enregistrement des naissances.

« Il est important qu’à la naissance, chaque enfant puisse bénéficier de son identité. C’est le départ de l’identité : la naissance. Ensuite, conformément à la loi, à partir de dix ans, on doit pouvoir prendre les données biométriques, la photo, l’empreinte et l’iris de l’enfant pour lui donner également une identité numérique », a-t-elle expliqué.

Pour elle, la disponibilité de données d’identification fiables doit également contribuer à améliorer la planification et la mise en œuvre des politiques publiques, en s’appuyant sur des statistiques plus précises.

La célébration de cette Journée internationale de l’identité en Guinée a ainsi été l’occasion de mettre en avant les enjeux liés à l’état civil, à l’identification juridique et à la transformation numérique, avec l’objectif affiché de faciliter l’accès des citoyens à leurs droits et aux services publics.

Thierno Kalifatou Doumbouya

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *