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Dialogue : Pilier de la réconciliation nationale en République de Guinée

Face à l’usage croissant des réseaux sociaux comme vecteurs de messages subversifs, il devient impératif de hausser le ton pour préserver la cohésion sociale et rappeler la centralité de l’État dans la régulation de la vie publique.

Dans un contexte où certains acteurs tentent de substituer l’agitation virtuelle au débat institutionnel, il est essentiel de présenter l’État dans sa vitalité, son effectivité et sa légitimité, afin de réaffirmer son rôle de socle du vivre‑ensemble.

Comme à son habitude, Dr Sékou Koureissy Condé, leader d’opinion crédible et respecté ne mâche pas ses mots lorsqu’il dénonce l’exploitation dévoyée des plateformes numériques pour diffuser la haine et la division.

Dès l’entame, il souligne qu’au regard du contexte politique et social actuel, les réseaux sociaux — amplifiés par certains médias influençables — se transforment en canaux de diversion, de confusion et de désinformation autour de l’actualité guinéenne.
« Cette dynamique, loin de favoriser la cohésion, fragilise la compréhension collective des enjeux nationaux. Pourtant, la sagesse politique et le réalisme invitent à privilégier la voie du dialogue, de la médiation et de la réconciliation, qu’elle soit institutionnelle, nationale, panafricaine ou internationale », affirme-t-il.
La Guinée peut aujourd’hui se prévaloir d’un climat apaisé et d’un environnement relativement stable, envié par plusieurs pays de la sous-région.
Pour Dr Condé, cette stabilité — fruit d’efforts continus — doit être consolidée et valorisée.
« Elle constitue un socle essentiel pour bâtir une culture politique fondée sur la responsabilité, la confiance et le respect des institutions », souligne-t-il.
En se substituant aux espaces institutionnels de débat citoyen, les réseaux sociaux détournent certains acteurs politiques de leur cadre naturel de dialogue avec les institutions étatiques et non étatiques.
« Ils deviennent parfois des refuges pour les partis en difficulté, qui y trouvent un terrain propice à la polémique plutôt qu’à la construction de solutions durables », déplore-t-il.
Il ajoute que l’État, loin d’être affaibli par la rumeur, s’en nourrit pour renforcer ses mécanismes de contrôle, de régulation et de cohésion. «L’État n’est pas une abstraction : il demeure une puissance publique multidimensionnelle, garante de la stabilité et de l’unité nationale», dit-il.

La médiation, clé historique de la paix

Dr Condé rappelle que dans l’histoire des nations, y compris en période de conflits armés, ce sont toujours les médiateurs et les processus de médiation qui ont permis de restaurer le dialogue, rétablir la confiance et faire émerger la paix.
« La Guinée ne manque pas de personnalités de référence, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, capables de porter un processus de réconciliation nationale crédible et inclusif », estime-t-il.
Les dernières élections en République de Guinée — observées par plus de 10 000 experts internationaux et par des organisations telles que la CEDEAO, l’Union Africaine, l’OIF, l’Union européenne et les Nations Unies — ont mis en lumière des avancées notables.

Selon ces observateurs, la neutralité de l’État dans la supervision du scrutin et la maturité civique des populations témoignent de la solidité et de l’exemplarité du système électoral guinéen.
Pour Dr Condé, il est temps de replacer le dialogue au cœur du processus de réconciliation nationale.
« Les fausses rumeurs et les tentatives de manipulation n’affaiblissent pas un État ; elles l’alertent et l’incitent à se renforcer. Les Guinéens doivent tirer les leçons du passé, se rassembler autour de la responsabilité historique et de l’amour du pays, et refuser les logiques de division », insiste-t-il.
En filigrane, il appelle à bâtir un modèle national fondé sur la consolidation des acquis, des valeurs et de l’identité collective, afin de faire de la Guinée un pays exemplaire.
« Un pays où le dialogue demeure le pilier de la réconciliation nationale, où la confiance se reconstruit, et où la paix se cultive avec lucidité et engagement », conclut-il.

Morgan

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