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Reconstruction de l’hôpital Ignace Deen : la ministre Khaité Sall rassure la population sur la continuité des services

Ce vendredi 21 août 2026, la ministre de la Santé et de l’Hygiène publique était face à la presse pour annoncer le lancement des travaux de reconstruction de l’hôpital Ignace Deen, ainsi que les modalités de transfert des patients et des services de ce complexe hospitalier.

À l’entame de son exposé, la ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Khaité Sall, a souligné que le président de la République et chef de l’État s’inscrit dans la dynamique du programme Simandou 2040, qui place l’amélioration de l’accès à des soins de qualité au cœur de l’action publique. « Notre ambition est de reconstruire un CHU moderne, bio-organisé et doté de plateaux techniques performants, capables d’assurer des prestations hautement spécialisées. Cela permettra aux populations guinéennes d’accéder, dans notre pays, aux soins pour lesquels elles sont encore contraintes de recourir aux évacuations sanitaires à l’étranger », a expliqué la ministre.
La ministre a rappelé que, depuis le début du processus, la priorité du gouvernement reste la continuité et la sécurité de la prise en charge des patients.
Poursuivant son intervention, la ministre a précisé : « À ce jour, les 84 patients nécessitant une continuité immédiate de leurs soins ont été transférés en toute sécurité, notamment vers l’hôpital de l’Amitié Sino-Guinéenne, en fonction de leurs besoins médicaux et des capacités d’accueil de ces structures. » Selon elle, cette opération a été entièrement organisée et prise en charge par l’État. « Aucun frais lié au transfert ni à la prise en charge n’a été supporté par les patients ou leurs familles. Un dispositif important a été mobilisé, comprenant notamment deux ambulances médicalisées, huit camions pour le transport des matériels et équipements, ainsi qu’un dispositif renforcé de sécurisation du site. Notre principe reste simple : nous construisons un hôpital pour mieux soigner. Nous devons donc garantir la continuité des soins pendant toute la période de transition. La deuxième phase de l’opération est désormais engagée. Les locaux devant abriter l’ensemble des services ont été identifiés et attribués au niveau du CHU de Donka. Des travaux rapides d’aménagement et d’humanisation du site sont engagés afin d’adapter les espaces aux exigences de fonctionnement des différents services hospitaliers », a affirmé la patronne du ministère de la Santé.
Pour elle, l’objectif immédiat est que, dès lundi, les services les plus critiques puissent commencer à être opérationnels au Camp Camayenne, dans des conditions garantissant la sécurité des patients et du personnel.
Elle a ajouté que les équipes techniques, médicales, administratives et logistiques sont pleinement mobilisées pour accélérer les aménagements, installer les équipements et permettre la mise en service intégrale du site du Camp Camayenne. « Le transfert des matériels, équipements, mobiliers, archives et autres biens du CHU est également en cours. Cette opération est réalisée avec méthode afin de garantir l’inventaire, la traçabilité et la sécurisation du patrimoine public. Notre exigence est d’aller rapidement tout en maintenant la rigueur nécessaire à une opération hospitalière de cette envergure », a martelé la ministre.
Pour conclure, elle a rassuré la population et les professionnels de santé : l’hôpital Ignace Deen n’est pas supprimé, ses activités sont simplement temporairement relocalisées pour permettre sa reconstruction. « Son personnel demeure, ses missions demeurent, sa vocation hospitalo-universitaire demeure. Pendant la durée des travaux, les services fonctionneront progressivement à Camayenne. Notre ambition n’est pas seulement de reconstruire les bâtiments existants. Cette reconstruction doit permettre de repenser l’organisation de l’hôpital, le parcours des patients, les plateaux techniques, les conditions de travail des professionnels, la qualité et la sécurité des soins, ainsi que les missions d’enseignement et de recherche dévolues à un centre hospitalier universitaire. »

Sylla Ibrahima Kalil et Thierno Khalifatou Doumbouya

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