Dimanche 31 mai 2026, les citoyens guinéens sont appelés aux urnes pour un double scrutin décisif : élire les nouveaux députés de l’Assemblée nationale ainsi que les responsables des différentes mairies à travers le pays.
À Matam, l’une des communes phares de la capitale, la matinée électorale a été marquée par des fortunes diverses, oscillant entre retards logistiques criants et faible mobilisation des électeurs.
Au centre de vote de Coléah Imprimerie, qui compte plus de 2 377 inscrits, le démarrage des opérations a accusé un sérieux retard. À 7h30, le décor était loin de celui d’un jour de vote ordinaire : les installations indispensables n’étaient pas encore entièrement mises en place.
Famoro Kouyaté, président du bureau de vote n°1, n’a pas caché son inquiétude :« Nous faisons face à des difficultés majeures ce matin, notamment le manque d’encre indélébile, l’absence de fiches de dérogation ainsi que de fiches de dépouillement. »
Malgré ce faux départ, quelques électeurs ont pu accomplir leur devoir civique au fil de la matinée. Mariame Bangoura, citoyenne du quartier, après avoir voté, a formulé un vœu de paix :
« Je prie pour que ce vote se passe dans les meilleures conditions possibles pour notre pays. »
La situation était encore plus critique à l’École primaire de Coléah Centre, un centre stratégique regroupant plus de neuf bureaux de vote. Au moment de notre passage, aucune condition requise pour la tenue du scrutin n’était réunie : absence de listes d’émargement, manque cruel de matériel électoral de première nécessité. Les responsables semblaient totalement dépassés face à ce vide organisationnel.
En ce début de journée, la commune de Matam retient son souffle. Reste à savoir si la Commission électorale parviendra à rectifier le tir à la mi-journée afin de permettre aux milliers d’inscrits d’exercer sereinement leur droit de vote.
On note toutefois que le dispositif global avait bel et bien été prévu pour coordonner ce scrutin du 31 mai.
Naby Camara

















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