Durant deux jours de ferveur collective, la « cité des agrumes » s’est imposée comme le pôle culturel de la Guinée à l’occasion de la septième édition du Kania Soli. Entre tables rondes intellectuelles, vitrines artisanales et manifestations folkloriques de grande envergure, ce rendez-vous traditionnel s’affirme désormais comme un puissant moteur de cohésion sociale et de développement économique, sous le regard bienveillant des plus hautes autorités du pays.

À l’origine danse initiatique et festive marquant les grands moments sociaux et religieux, le Kania Soli conserve aujourd’hui toute sa dimension de rituel de cohésion. Familles et clans s’y retrouvent pour célébrer l’unité et la solidarité. Au fil des ans, la manifestation a su gravir les échelons pour devenir une véritable vitrine nationale, au même titre que la célèbre Mamaya de Kankan ou le prestigieux Donkinfouta du Fouta Djallon.
Une édition placée sous le signe de l’unité
La cérémonie officielle, présidée par le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a donné le ton d’une édition axée sur la cohésion sociale, la valorisation du patrimoine et le développement local. Aux côtés de plusieurs membres du gouvernement, le président de la délégation spéciale de Kindia, Django Cissé, a salué un événement qui renforce les liens communautaires tout en transmettant aux jeunes générations les valeurs cardinales de respect et de fraternité.
Le ministre Sylla a rappelé l’importance stratégique de la culture dans le développement économique et touristique de la Guinée, insistant sur le fait que le Kania Soli dépasse largement le simple cadre festif pour s’ériger en symbole d’unité nationale et de rayonnement international.
Kindia transformée en théâtre populaire
Durant deux jours, la Place des Martyrs s’est muée en un véritable théâtre populaire à ciel ouvert. Panels de haut niveau, expositions artisanales et festivités ont rythmé l’événement. Des milliers de festivaliers, venus de Kindia et d’autres localités du pays, ont célébré ce patrimoine vivant dans une ambiance électrique. Les sonorités envoûtantes du Soli ont accompagné danses, chants traditionnels et démonstrations culturelles, offrant un spectacle haut en couleur.
Un levier économique et touristique
Au-delà de la fête, le Kania Soli s’impose comme un levier économique et touristique incontournable. L’affluence exceptionnelle génère des emplois temporaires, stimule l’économie locale et attire des visiteurs nationaux et internationaux. Kindia se positionne ainsi comme un carrefour entre traditions et innovation. Toutefois, la Place des Martyrs, devenue trop exiguë, a révélé ses limites, relançant le débat sur une délocalisation vers le stade préfectoral ou la construction d’un espace permanent dédié.
Une célébration identitaire et fédératrice
Parmi les personnalités présentes figuraient la ministre des Finances, Mariama Ciré Sylla, l’ancien ministre du Budget Moussa Cissé, ainsi que plusieurs hauts cadres du gouvernement. Leur participation témoigne de l’importance accordée à cet événement qui transcende les frontières régionales.


En conclusion, le Kania Soli 2026 s’affirme comme bien plus qu’un rendez-vous festif : il devient un repère identitaire et un catalyseur de développement. En réunissant les communautés autour d’une même célébration, il incarne l’unité nationale, transmet aux jeunes générations l’héritage culturel et magnifie la richesse artistique de la Basse-Guinée.
Mohamed Dramé

















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