Ce mercredi 13 mai 2026, le ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, à travers l’Agence nationale du service universel des télécommunications et du numérique (ANSUTEN), a organisé, dans un hôtel de la place, la quatrième édition de l’atelier sur l’identification des besoins en capital humain dans le secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC).
Sous la présidence du ministre Mourana Soumah, l’ouverture officielle de cet atelier de deux (2) jours a connu la présence des membres du cabinet du MCENI, notamment le secrétaire général, Souleymane Thianguel Bah, la cheffe de cabinet, Adèle Camara, le directeur général de l’ANSUTEN, des représentants des entreprises publiques et privées, ainsi que des personnalités du monde numérique de notre pays.

C’est un atelier de renforcement des capacités visant à former des jeunes Guinéens aux nouvelles technologies de l’information, du numérique et du digital. L’objectif ? Favoriser l’insertion socioprofessionnelle des jeunes Guinéens dans le domaine du numérique et du digital.
Prenant la parole, le directeur général de l’Agence nationale du service universel des télécommunications et du numérique, Gaoussou Sougoulé, a rappelé qu’il s’agit d’un atelier organisé à l’effet d’identifier les besoins actuels dans le domaine des nouvelles technologies de l’information et de la communication.

« Donc, il est question de renouveler ces profils par rapport à l’évolution technologique de notre pays. L’objectif est de nous aider à avoir l’ensemble des compétences nouvelles dans le domaine des TIC (Technologies de l’information et de la communication). Ce catalogue de compétences nous permettra d’évaluer le programme de renforcement des capacités par rapport à ce nouveau profil. Ensuite, tout un ensemble de programmes sera mis en place sur plusieurs années à l’effet de former des jeunes Guinéens en fonction des besoins des entreprises minières, qui sont quand même très importants. Puisque nous savons aujourd’hui que le projet Simandou 2040, qui est le programme de développement prôné par le président de la République, Mamadi Doumbouya, est essentiel, nous devons former des jeunes afin qu’ils puissent occuper les postes au sein des entreprises guinéennes », a-t-il expliqué.
« Nous avons formé 2 700 personnes lors des trois dernières éditions, dont 40 % de femmes. Et nous allons tenir compte des recommandations de notre ministre, qui a dit que ce pourcentage doit être rehaussé, en le portant à 45 ou 50 % lors des prochaines éditions, pour une question de parité », a affirmé le DG de l’ANSUTEN, avant de souligner que sa direction avait offert plus de 2 000 kits aux participants des différentes formations organisées par son entité. Selon lui, ces kits étaient essentiellement composés de tablettes et d’ordinateurs.
« Il ne s’agit pas seulement de former ces jeunes, mais de les doter d’outils de travail afin qu’ils puissent pratiquer ce qu’ils ont appris pendant la formation », a précisé le patron de l’ANSUTEN.
Pour sa part, le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Mourana Soumah, a déclaré :

« Un pays peut investir des millions dans les câbles sous-marins, dans les réseaux de fibre optique, dans les data centers ou dans l’extension de ses backbones nationaux, mais si ce pays ne dispose pas d’un capital humain de qualité, il n’y aura ni innovation ni économie digitale forte. Cela est tellement compréhensible que M. le président de la République, Mamadi Doumbouya, a pris l’initiative, dans le projet Simandou, de consacrer à peu près 25 % des recettes tirées de l’exploitation au ravitaillement du capital humain, sous le label de Simandou Académie », a-t-il déclaré.
Avant d’ajouter : « Les mines vont finir, mais la formation et l’ingénierie, c’est à vie. C’est une vision qui fait partie de la vision de développement du président Mamadi Doumbouya, inscrite dans le Simandou 2040, et qui correspond au pilier du capital humain, du développement des compétences et surtout des jeunes Guinéens. »
Poursuivant son intervention, le ministre a insisté sur la qualification des jeunes. « Nous devons former des jeunes capables de répondre aux exigences des métiers de demain : le développement de logiciels, l’intelligence artificielle, la cybersécurité, les data centers, les contenus numériques ou encore les plateformes digitales », a rappelé le ministre.
Avant de souligner : « Notre pays connaît aujourd’hui des avancées importantes dans le secteur numérique et des TIC, malgré des défis qui restent à relever dans ce secteur. Aujourd’hui, le taux de connectivité de la Guinée est de 25 %. Nous avons beaucoup de choses à faire pour améliorer cette cible. Nous poursuivons donc l’extension progressive des réseaux et la connectivité des infrastructures, puisqu’il n’y a pas d’économie numérique sans infrastructures de connectivité. La corrélation est donc totalement établie entre ces deux (2) éléments », a-t-il souligné.

Pour finir, le ministre a expliqué : « Les usages numériques se développent rapidement ; les start-up guinéennes innovent davantage ; les solutions locales émergent ; le mobile money, les services dématérialisés et les outils numériques prennent progressivement une place importante dans la vie quotidienne des populations. Récemment, notre pays a franchi une étape historique avec la signature de l’accord de construction du deuxième câble sous-marin dans le cadre du projet MEDUSA Africa », a-t-il expliqué.
Sylla Ibrahima Kalil

















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