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Santé publique : les pesticides non homologués à l’index

Le Comité National de Gestion des Pesticides de Guinée (CNGP-G) a tenu sa première session ordinaire de l’année, les 21 et 22 avril, au Centre National de Perfectionnement à la Gestion (CNPG) de Donka. Objectif : dresser un état des lieux du marché des pesticides, pointer les failles réglementaires et proposer des mesures pour enrayer la prolifération des produits non homologués.

Le Secrétaire Général du ministère de l’Agriculture, Oumar Barry, également président du CNGP-G, a rappelé que l’agriculture est désormais le premier pilier du développement national dans le cadre du Programme Simandou 2040. Mais il a dénoncé un marché « envahi par des pesticides non autorisés », mettant en garde contre les risques sanitaires et environnementaux liés à leur mauvaise utilisation.

La session a mis en avant plusieurs priorités notamment la création d’un laboratoire national d’analyse pour contrôler rapidement les produits. Elle aussi l’accent sur le toilettage des marchés afin d’assainir la distribution. Il est également question de l’inventaire et la collecte des pesticides périmés, jugés dangereux pour la santé et l’environnement.

Le Directeur adjoint de la DN-PVDS, Doumbouya, a reconnu que le plan d’action 2025 avait souffert d’un faible taux d’exécution, faute de moyens, mais a assuré que 2026 marquera un tournant.

Vers un durcissement de la réglementation

Bader Kaba, conseiller au ministère de la Justice, a annoncé la révision de l’arrêté de 2017 qui régit le CNGP-G. Il a rappelé les conditions légales pour vendre des pesticides : être une entreprise de droit guinéen, disposer d’un agrément et d’une licence, et être formé à l’emploi sécurisé. Les contrevenants s’exposent désormais à des sanctions pénales sévères, incluant prison et fortes amendes.

Oumar Doumbouya, cadre à la Direction de la législation douanière, a souligné le rôle stratégique de la Douane dans le contrôle des importations : « Elle est là pour protéger la population et aider le comité à assurer une gestion harmonieuse sur tout le territoire ».

La Secrétaire Permanente du CNGP-G, Fadima Haïdara, a conclu en appelant à une mobilisation collective et en remerciant les institutions partenaires pour leur soutien.

Ce resserrement des contrôles marque une étape décisive pour assainir le marché des pesticides en Guinée, protéger la santé publique et renforcer la gouvernance agricole.

Saraf Dine Condé

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