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Silence et recueillement, l’ultime salut à Abou Maco

Ce dimanche 22 mars 2026, la maison de la presse de Conakry a vibré d’une émotion profonde en rendant hommage à Abdoulaye Sankara, affectueusement appelé « Abou Maco », disparu cinq jours plus tôt. La cérémonie funèbre, marquée par la présence du Ministre de la Communication, de l’Économie Numérique et de l’Innovation, Mourana Soumah aux côtés de son homologue de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla a réuni confrères, amis et proches dans une atmosphère de recueillement et de gratitude. Tous ont salué la mémoire d’un homme dont la plume singulière et le professionnalisme ont façonné durablement le paysage médiatique guinéen.
Né le 10 avril 1971 au Burkina Faso, ancien professeur de français devenu journaliste, Abdoulaye Sankara a marqué de son empreinte plusieurs rédactions avant d’intégrer en 2010 le Bureau de presse de la Présidence de la République en qualité de Directeur Général Adjoint. Sa carrière fut jalonnée de combats pour l’éthique, de chroniques incisives et d’un engagement constant en faveur de la vérité. Ses confrères rappellent son rôle de mentor auprès des jeunes journalistes, sa capacité à vulgariser les enjeux politiques et sociaux, et son refus des compromis qui trahiraient la mission première de la presse.
La presse guinéenne perd ainsi une voix rare, une conscience critique et un guide respecté. Les hommages se multiplient, évoquant une « plume d’exception » et un homme de rigueur dont l’héritage dépasse le cadre professionnel pour s’inscrire dans la mémoire collective.
Ce dimanche, au cimetière de Lambagni, Abou Maco a rejoint sa dernière demeure, laissant derrière lui une leçon de courage, d’intégrité et de responsabilité sociale. Que son âme repose en paix. Amin.
Amadou Mouctar Diallo 

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