Dans une salle où se mêlaient représentants institutionnels, acteurs de la société civile et partenaires internationaux, s’est ouvert ce mardi 24 février, l’atelier national de validation du Manuel du Mécanisme National de Gestion des Réclamations (MNGR) et du Manuel de procédures.

Portée par le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, le Ministère de l’Économie et des Finances, l’Agence Nationale de Financement des Collectivités Locales (ANAFIC) et la Banque mondiale, cette rencontre de deux jours marque une étape décisive dans la construction d’une gouvernance participative en Guinée.
Au-delà des textes techniques, c’est une promesse de confiance qui se dessine : offrir aux citoyens un canal formel pour exprimer leurs préoccupations et renforcer le lien avec les institutions.
Le Directeur Général adjoint de l’ANAFIC, Dr Laye Camara, a rappelé que l’agence œuvre depuis sa création pour une gouvernance locale sensible aux besoins des populations. Selon lui, ce mécanisme harmonisé permettra de prévenir les conflits, de consolider les pratiques participatives et d’assurer une meilleure prise en compte des réclamations. Il a insisté sur l’importance de l’appropriation par les acteurs locaux et salué l’appui constant de la Banque mondiale.
Mamadi Kobélé Keita, représentant de la Banque mondiale, a souligné que la mise en place d’un mécanisme national harmonisé répond à une exigence du Cadre Environnemental et Social, mais aussi à une ambition stratégique : rationaliser les dispositifs existants et améliorer l’efficacité institutionnelle. Il a mis en avant la prochaine étape, celle de la digitalisation, qui permettra un suivi plus rigoureux et une meilleure circulation des informations.
Les participants, venus de plusieurs ONG et secteurs socio-économiques, sont attendus pour formuler des recommandations à l’issue de l’atelier. Leur contribution sera essentielle pour transformer ces manuels en outils vivants, capables de refléter les réalités locales et de porter la voix des citoyens.
Cet atelier illustre la volonté du gouvernement guinéen et de ses partenaires de bâtir une gouvernance locale fondée sur l’équité, la justice sociale et la participation citoyenne. Derrière les procédures, c’est une histoire de responsabilité et d’espérance qui s’écrit : celle d’un pays où chaque citoyen peut voir ses préoccupations entendues et traitées dans un cadre institutionnel solide.
Amadou Mouctar Diallo
















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