Le cancer du sein demeure l’une des principales causes de mortalité par cancer chez la femme. Pourtant, lorsqu’il est détecté tôt, il peut être guéri dans 9 cas sur 10. Ce paradoxe illustre à quel point le dépistage et la sensibilisation sont vitaux. Cette maladie, qui gagne du terrain à travers le monde, frappe de plein fouet les femmes, souvent les plus vulnérables.
Pour mieux comprendre cette pathologie, la rédaction du quotidien national Horoya est allée à la rencontre du Docteur Konaté, médecin généraliste à la clinique MATA DIALLO, dans la commune de Kagbélen. Dans un entretien empreint de gravité, ce spécialiste de santé publique a détaillé les causes, les symptômes, les moyens de prévention et les traitements disponibles.
« Le cancer du sein est une prolifération anarchique et incontrôlée des cellules anormales au niveau de la mamelle. Cette pathologie est devenue un véritable problème de santé publique dans le monde », introduit le Dr Konaté.
Selon lui, plusieurs facteurs favorisent l’apparition de la maladie :
– Facteurs hormonaux : une imprégnation hormonale élevée à certains âges peut accroître le risque.
– Facteurs génétiques : des familles portent une prédisposition héréditaire, notamment via les récepteurs BRCA1 et BRCA2. « Quand une mère est atteinte, ses enfants sont d’avantage exposés », souligne-t-il.
Les symptômes : des signaux à ne jamais ignorer
Le Dr Konaté insiste : « Le cancer du sein se manifeste par l’apparition d’une boule ou d’une grosseur dans le sein ou l’aisselle, des changements de la peau (rougeur, rétraction, aspect de peau d’orange), ou encore des modifications du mamelon et de l’aréole. »
Toute variation inhabituelle de la taille ou de la forme du sein doit alerter et conduire à une consultation immédiate.
La prévention reste l’arme la plus efficace : adopter une alimentation saine et équilibrée, riche en fruits et légumes, pratiquer une activité physique régulière,
– éviter l’alcool et le tabac surtout, se faire dépister régulièrement.
« Le dépistage est une chance de survie. Il permet d’intervenir avant que la maladie ne progresse », rappelle le médecin.
Le traitement dépend du stade de la maladie. Chirurgie (tumorectomie ou mastectomie), radiothérapie, chimiothérapie, hormonothérapie ou thérapies ciblées : autant de moyens mobilisés pour sauver des vies. Chaque patiente est un combat, chaque guérison une victoire.
Derrière les chiffres, il y a des vies, des familles, des espoirs. La sensibilisation, le dépistage et la solidarité sont les clés pour transformer ce fléau en histoire de résilience et de guérison.
Cissé Mamady Adama















Leave a Reply