Elle a rappelé que le Code électoral adopté en septembre 2025 constitue désormais le socle juridique, et qu’un chronogramme sera soumis au Président de la République, seul habilité à fixer les dates. Les délais légaux sont précis : J‑90 pour l’annonce du scrutin, J‑60 pour la convocation du corps électoral, ainsi que des périodes incompressibles pour le dépôt des candidatures. La nouveauté réside dans l’introduction d’un mode de scrutin uninominal et plurinominal, permettant à certaines circonscriptions d’élire plusieurs députés selon leur poids démographique. La question des électeurs ayant perdu leur carte a également été abordée, avec la volonté de rendre gratuits les duplicatas, qui devront être produits à J‑40 et distribués sur quinze jours.
Pour les élections communales, les conseillers élus choisiront le maire et le vice‑maire après une campagne de vingt jours, tandis que les élections régionales se dérouleront par le biais des grands électeurs — les conseillers communaux — qui éliront les conseils régionaux.
Quant aux sénatoriales, un tiers des sièges sera désigné par le Président de la République et les deux autres tiers reviendront aux grands électeurs. Ce processus ne sera enclenché qu’après l’installation des conseils communaux et régionaux.
En exposant ces étapes, Djenabou Touré a voulu rassurer sur la clarté et la rigueur du dispositif. La Guinée s’apprête ainsi à franchir une nouvelle étape démocratique, avec des règles redéfinies et une organisation pensée pour renforcer la transparence et l’inclusion.

















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