Ce mercredi, l’Université Mercure Internationale de Conakry a vibré au rythme d’une rencontre qui a placé la jeunesse guinéenne au cœur d’un combat universel : celui de la liberté. Les étudiants ont découvert les enjeux du Prix Liberté, dont la huitième édition se déroule en Normandie avec un vote ouvert du 20 mars au 30 avril 2026 et une remise prévue en juin à Caen. Ce prix, créé par la Région Normandie en partenariat avec l’Institut International des Droits de l’Homme et de la Paix, les autorités académiques et le réseau Canopé, offre aux jeunes de 15 à 25 ans la possibilité de désigner une personne ou une organisation dont le combat pour la liberté et les droits humains est exemplaire.

Sarah Mayer-Charles, représentante de l’Institut international des droits de l’Homme, a rappelé que ce projet est une initiative unique qui donne aux jeunes la parole et la responsabilité de choisir. Elle a insisté sur leur conscience aiguë de ce que représente la liberté et sur la force de leurs convictions lorsqu’il s’agit de défendre les causes qui les touchent.

Le président des étudiants de l’UMI, Famoro Djoubaté, a souligné que la liberté n’est pas une idée abstraite mais une responsabilité universelle. Il a encouragé ses camarades à s’engager, à ne pas céder à la peur et à défendre avec courage leur dignité et leur avenir, rappelant que la jeunesse est à un moment décisif où l’on forge ses convictions et où l’on doit comprendre que la liberté se protège et se vit au quotidien.
La rencontre a pris une dimension particulière avec l’intervention d’Hadja Idrissa Bah, militante guinéenne et lauréate du Prix Liberté 2023. Première ancienne lauréate à présider le jury, elle a dévoilé les trois finalistes de l’édition 2026 : China Labor Watch, organisation engagée pour les droits des travailleurs, Nemonte Nenquimo, leader indigène équatorienne qui défend l’Amazonie, et Matiullah Wesa, militant afghan pour l’éducation. Elle a rappelé que le jury, composé de 24 jeunes venus de divers pays, a dû choisir parmi près de 930 propositions, un travail exigeant qui témoigne de l’ampleur et de la diversité des combats menés dans le monde.

Hadja Idrissa Bah a insisté sur la portée internationale du Prix Liberté, qui offre une visibilité mondiale au combat du lauréat et s’accompagne d’une dotation de 25 000 euros pour soutenir ses actions. Elle a salué l’intérêt des étudiants pour des thématiques majeures telles que les droits fondamentaux, la protection des personnes vulnérables et la défense des travailleurs, rappelant que ce prix incarne la participation citoyenne mondiale et donne une voix à la jeunesse pour défendre les valeurs universelles de liberté et de justice.

La journée s’est conclue par des échanges avec les étudiants de l’Université Française de Guinée et de Keyce Academy Conakry, confirmant que la jeunesse guinéenne est prête à s’impliquer dans ce mouvement universel. Le message final était limpide : la liberté n’est pas un héritage figé mais un combat quotidien, et à travers le Prix Liberté, les jeunes de Guinée, aux côtés de ceux du monde entier, sont appelés à faire entendre leur voix et à inscrire leur engagement dans l’histoire universelle de la liberté.
Amadou Mouctar Diallo

















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